
de plusieurs mois; quand alors on les place dans une
goutte d’eau on voit l’épispore, se rompre irrégulièrement
sur un point quelconque et l’endospore qui est
en dessous faire hernie en poussant au dehors une courte
dilatation qui bientôt se renfle en une sorte de vésicule
(Fig. 3o B.) Le plasma contenu dans l’oeuf se divise en
petites masses tout à fait comme le plasma des conidies
au niomentde la germination ; puis quand la vésicule formée
par l’endospore se dilate, elle est remplie par les jeunes
zoospores et sort de l'intérieur de l’oeuf (Fig. 3o C.';
D’abord groupées en une masse globuleuse à l’intérieur
de la vésicule, les zoospores s’isolent ensuite, se
meuvent et rendues bientôt libres par la rupture de la
fine membrane qui les contenait se dispersent dans l’eau
ambiante.
Les zoospores des oeufs sont tout à fait semblables à
celle des conidies (fig, 3o D.) et une fois mises en liberté
ne s’en distinguent plus; elles se fixent de même après
avoir nagé pendant deux ou trois heures, et germent de
la même façon (fig. 3o E.).
Les oeufs s e trouvent en abondance dans les inflorescences
de Crucifères hypertrophiées parla rouille blanche:
quand la végétation de la plante nourricière touche à|
sa fin.
Les dommages causés p a r la Rouille blanche sur le
Cresson, les Navets et les Choux, sont assez restreintsà|
cause de la résistance absolue des plantes adultes à l’infection.
Les pieds attaqués restent isolés.
Le Câprier est aussi attaqué par une Rouille blanche,
Le Cystopus Capparidis qui la cause paraît n’être]
qu’une forme du Cystopus candidus, car M. Pirottaaj
vu dans des essais d’infection le tube de germination desj
zoospores du Cystopus du Câprier pénétrer dans ks|
germinations du Lepidium sativum.
Cystopus cutoicus (Pers.) de Bary.
(Rouille blanche des Composées.)
Syn. : Uredo cubica Strauss, — Uredo candida var. Pers, —
Cystopus Tragopogonis (Pers.) Schroeter.
Il produit la Rouille blanche des plantes de la famille
des Composées. Il couvre très souvent de ses pustules
blanches les feuilles de tous
les pieds de Scorsonère et
de Salsifis d’une planche,
envahissant à la fois tout
le semis. Les dommages
. Q O p o o e
3Q p / ) 0 (2 ^ ^ n r
F i g . 3 i . — Cystopus cubicus.
A. Conidioplioro portant une flic de conidies.
— B. Touffe de conidiophores à divers degrés
de développement. — C. Conidies terminales
à épaississement général. — D. Conidies
intermédiaires à épalssisseiuetit localisé
F i g . 32 . — Cystopus cubicus.
OEuf.
qu’il cause alors dans les potagers ne sont pas sans
importance.
Les conidies du Cystopus cubicus sont de deux
formes (fig. 3 t C et D) ; celle qui termine la file a
une membrane plus épaisse sur toute sa surface; celles
qui suivent ont une membrane mince présentant
seulement, sur la partie médiane, une bande transversale
d’épaississenient formant un anneau. La conidie
terminale épaissie presse contre l’épiderme, quand la
, . .
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