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sàtre ; il forme des taches isolées ou recouvre une surface
étendue des gaines et des feuilles de céréales et particulièrement
du Froment.
Çà et là les filaments du mycélium portent sur le côté
qui repose sur l’épiderme de la feuille un petit renflement
hémisphérique qui s’applique comme un crampon
sur l’épiderme et d’où sort un prolongement qui perce
la paroi de la cellule épidermique et se renfle en forme
Fig . 19 1 . — E ry s ip h e graminis.
F i l am e n t d o m y c é liu m m u n i d ’u u s u ç o ir .
(D ’a p r è s M . W o lfî.)
F ig . 19 2. — E ry s ip h e g ram inis.
F o rm e O id iu m m o n iiio id e s .
de sac à son intérieur (fig. 19 1) . C ’est le suçoir du parasite.
Perpendiculairement à la surface de l'épiderme se
dressent les rameaux fertiles (fig. 192). Ils sont un peu
renflés en bulbe à leur partie inférieure et portent àleur
sommet une file de 6 à 8 conidies qui naissent les unes
au-dessous des autres et se détachent quand elles sont
mûres.
Elles germent très vite dans un milieu humide ; au
bout de 10 â 16 heures, elles émettent un ou plusieurs
tubes de germination dans lesquels se porte leur contenu.
Si l’air est sec, la germination se produit plus lentement.
D’après les observations de M. Wolff (i), l’un des
tubes de germination pénètre dans la cellule épidermique,
mais il ne s’y développe pas en mycélium, comme
cela a lieu pour un grand nombre de parasites; il se
renfle seulementen unesorte de petite vessie quine prend
pas d’accroissement. C’est un premier suçoir qui assure
le développement ultérieur du parasite (fig. ipS).
Quand il fructifie en produisant
des files de conidies, YErysiphe
graminis a été décrit sous le nom
¿i Oidium moniiioides. C’est sous
cette forme qu’on le trouve sur
les feuilles vivantes du Froment.
Lorsque leur végétation s’affaiblit,
la formation des conidiophores
devient plus rare et alors apparaissent
les périthèces de l’i?-
F ig . 1 9 3 . — G c r h in a -
TION d ’ u n e s p o r e X>Oidinm
rysiphe graminis. Ils commencent
moniiioides.
à se former sur des points où les
filaments mycéliens bien enracinés par de nombreux
suçoirs se croisent ou se touchent. Les tubes contigus se
soudent l’un à l’autre et produisent de petits rameaux
qui se contournent, se divisent par de nombreuses cloisons
et produisent par la multiplication répétée des petites
cellules ainsi formées an corps globuleux qui est un
jeune périthèce.
La couche extérieure ou corticale renferme à son intérieur
un pseudoparenchyme délicat, au milieu duquel
se forment les asques. Elle grandit rapidement ; ses cellules
prennent une couleur brune qui devient de plus
( I ) Reinold Wolff, B e it r a g zur Kenntniss d e r SchmarotzcrpUzeffevWn.
1875.
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