
ri-Y.
m a tin ia de s fruits de Vaccinium d’après M. Woronine.
Les conidies du M o n ilia du Coignassier germant dans
l ’eau pure en produisent aussi de semblables. Elle s donnent
un tube de germination seulement quand elles germent
dans un milieu nutritif ou sur un stigmate, ce
qui revient au même.
Des essais d’infection de jeunes feuilles de Coignassier
par les ascospores du S tromatinia
ont été réalisées
avec un plein succès au Laboratoire
de Pathologie de
l ’ Institut agronomique au
commencement d’a vril. Des
petits fruits momifiés de
C o i g n a s s i e r qui avaient
passé l’hiver sur une terrasse
souvent couverte de
neige portaient de nombreuses
apothécies, en moyenne
4 à 5 par fruit. Placées sur
le sable humide sous une
F ig . 4 .59 . — Stromatinia
L inh artiana .
Ascosiioros germant. .
cloche elles s ’y épanouirent complètement. Quand on
levait la cloche, il se développait un nuage de spores
lancées par les asques. De jeunes rameaux de Coignassier
placés de façon à recevoir ce nuage de spores furent
infectés facilement. Les jeunes feuilles se couvrirent de
taches brunes sur lesquelles on pouvait re cu e illir des
spores de Monilia.
L a preuve que le Stromatinia e t le M o n ilia sont bien
deux formes du parasite du Coignassier est donc faite
d’une manière complète.
Au moment où le Stromatinia du Coignassier et le
M on ilia correspondant ont été étudiés au Laboratoire de
Pathologievégétale,onavaitsignalé,maissansendonner
de description précise, deux Pézizes à sclérotes qui paraissaient
fort voisines de celle du Coignassier, l ’une
sur le P ru n u s P a d u s , le S c le ro tin ia P a d i de Woronine,
l’autre sur le So rbus A u cu p a r ia , le S c le ro tin ia A u cu -
p a r ia e de Lu dw ig . Ne pouvant établir si la Pézize du
fruit du Coignassier était identique à l ’une ou à l ’autre
de ces espèces nous l ’avons (i) désignée provisoirement
sous le nom spécial de Stromatinia L inh artiana. Depuis
ce moment, M. Woronine a publié (2) une étude nouvelle
et très complète su r le S c le ro tin ia P a d i et le S c le rotinia
A u cu p a r ia e . Il résulte de ses observations que
bien qu’il conserve ces deux noms spécifiques, ilconsidère
la Pezize à sclérotes du Merisier à grappes et celle du Sorbier
des Qiseleurs comme des formes d’une même espèce.
L a forme du Coignassier paraît intermédiaire par la
taille de ses spores, mais se rapproche tout particulièrement
de la forme du Sorbier. Il semble naturel de rattacher
ces formes diverses à une même espèce et de lui
donner le nom de la forme qui a été signalée la première
le S c le ro tin ia P a d iW o r ., tout en la rapportant au
sous genre Stromatinia Boud.
Monilia fructigena.
L e R o t brun des fruits à noyaux.
Les fruits tant à noyaux qu’à pépins sont très fréquemment
attaqués par un parasite de la forme M o n ilia , dont
les fructifications ressemblent beaucoup aux chaînes de
(1) P rülieux et Delacroix, T ra va u x du Lab o ra to ire de P a th olo g ie v é g é tale,
Soc. Mycologique, X. IX, p. 196 (1893).
(2) Woronine, Sclerotienk rankh eit d e r gemeinen Traiib enkirsche tind
der Eberesche. Mém. de l'Acad. des lm p . des Sc. de Saint-Pétersbourg,
(i885).
M A LA D IE S D ES P L A N T E S . — T . I I . 2 Q