
phora necatrix . M. Hartig a pensé que c’est en réalité
le mycélium de ce dernier parasite qui cause les altérations
que l ’on a attribués au Roe s le r ia . Ce dernier se
développerait en saprophyte sur des racines tuées par le
Dematophora.
Le fait même du parasitisme du Roe s le r ia paraît cependant
avoir été directement établi par l ’infection d’une
vigne saine opérée expérimentalement par le D“ Jo li-
coeur (i).
Le Roe s le r ia vit certainement souvent en saprophyte;
il est incontestable qu’il se montre sur des racines
mortes qu’il n’a pas tuées, par exemple sur des racines
qui ont succombé aux attaques du Phylloxéra, mais
011 doit admettre qu’il peut envahir aussi des Vignes
languissantes peut-être, mais vivantes encore, dans des
terrains humides où il végète avec vigueur.
L ’humidité du sol ou du moins du sous-sol étant la
condition indispensable du rapide développement du
Roe s le r ia h yp og a ea l’assainissement du terrain des
vignobles attaqués par lui est le premier et le plus efficace
des moyens auxquels on devra recourir pour combattre
le mal.
E n outre, dn devra comme pour tous les Pourridiés
arracher les pieds infectés et extirper le plus complètement
possible les racines mortes que l ’on brûlera dans
les trous mêmes qui auront été faits pour l ’arrachage
des souches.
(i) Jo licoe u r , Rapports su r la maladie de la Vigne connue dans la Marne
sous le nom d e « Morille »; Châlons-sur-Marne, 18 8 1.
TROISIÈME PARTIE
PHANÉROGAMES PARASITES
Tandis que tous les champignons sont parasites ou
saprophytes, il n’y a que peu de plantes Phanérogames
qui puisent leurs aliments dans les tissus vivants
ou morts d’autres plantes phanérogames.
Parmi les Phanérogames qui s’implantent soit sur les
racines, soit sur les tiges des plantes nourricières et v ivent
en parasites à leurs dépens, beaucoup ont un aspect
différent de celui des végétaux ordinaires. Leurs feuilles
sont rudimentaires et ne se colorent pas en vert;
telles sont les Cuscutes et les Orobanches ; elles vivent
des matériaux élaborés dans les feuilles vertes du végétal
sur lequel elles sont greffées et l ’épuisent beaucoup.
Certains, comme le Gui, qui puisent dans les arbres
sur lesquels ils poussent tout le liquide chargé de
substances salines que les plantes ordinaires tirent
du so l, ont cependant des feuilles vertes et sont capables
de former eux-mêmes des matières nutritives en
décomposant l’acide carbonique de l’air sous l ’influence
de la lumière.
11 en est d’autres enfin qui ne sont qu’ à demi parasites.
Ne se distinguant en rien par leur aspect des plantes
phanérogames qui vivent de la vie ordinaire, ils ont des
feuilles vertes normalement développées et des racines