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très compilètc par M. R. Hessc (i) sur des semis faits
en pots pour des recherches physiologiques.
Les jeunes pieds de Camcline âgés de six jours s’inclinaient
vers le sol et prenaient un aspect maladif; leur
petite tige présentait, au-dessous de l’insertion des cotylédons,
des places déprimées, des étranglements. Le microscope
montra qu’en ces points l’épidcrme et le parenchyme
cortical étaient détruits et qu’il n’y restait plus
que les cléments libro-vasculaires de la petite tige; mais
un peu au-dessus, auprès des cotylédons, tout le parenchyme
était envahi par le mycélium d’un champignon
qu’il reconnut être un Pythium.
Ce mycélium est composé detubes (hyphes) très ramifiés,
incolores et remplisde plasma (fig. 35. A.) Ils ne sont
jamais divisés par des cloisons transversales avant l’apparition
des organes reproducteurs. Quand ceux-ci vont
scproduire, l’extrémitédes petits rameaux des hyphes se
gonfle de façon à devenir une ampoule globuleuse où
s’amasse le plasma. Ces ampoules deviennent de plus en
plus grosses, puis il sc forme à leur base, dans le tube
qui les porte, une cloison transversale qui les isole-
(fig. 25 . B.:
Le mycélium produit ainsi, en même temps, des centaines
de cellules terminales globuleuses, remplies de
plasma dense dans lequel ou distingue quelques gouttelettes
de matière grasse. Çà et là, il se forme aussi des I
dilatations sur le trajet même des tubes : elles se gonflent,
se remplissent de plasma, puis s’isolent par deux cloisons
quise produisentl’uneau-dessus, l’autre au-dessous d’elles.
Ces cellules intercalaires sont ovoïdes, elles ne diffèrent,
du reste, par rien d’essentiel des cellules tern-iinales
globuleuses qui sc forment au bout des ramifications.
(i) Rudolph Hesse, P y th ium d cBaryanum, einendophyUscIwrSchmarot-.er;
Halle 1874.
G 11 A M P I GN O N S P A R A S I 'P E S. 55
Ces dilatations du mycélium qui s’isolent sont des
corps reproducteurs naissants; semblables entre eux à
l’origine, ils peuvent prendre en se développant des caractères
différents et devenir soit des conidies, soit des
zoosporanges, soit des oeufs ou oospores.
On donne le nom de conidies aux corps reproducteurs
I'Tg. 25 . — Pythium de Baryanum.
A. Filiimout ramifiù (lo luycôluim. — B. Jlainoau do mycélium lovuiiiiù par <los coniflios. —
C. ConuUc povmant.
( D’api'ôs M. ITcsflo. )
DU spores qui d’abord séparées des hyphes par une cloison,
peuvent s’en détacher et germer dès qu’elles sont
placées dans des conditions convenables. La cellule
renflée qui s’cst formée à l’extrémité du rameau d’une
hyphc du Pythium et qui, sans subir aucune modiflca-
tion particulière reste vivante quand tout le reste du
mycélium d’où elle est née, se désorganise et se détruit
avec les tissus au milieu desquels il s’est développé,
celte cellule qui est capable de germer est une conidio. mm