
être le meilleur moyen de mettre obstacle à l’invasion
de la maladie ronde.
Roesleria hypogæa T hüm et Pass.
Pou rrid ié de la Vigne. — Morille de la Vigne.
S y n . : Roesleria p a llida (Pers). Sacc. — Caliciiim pallidum Pers. —
Embolus pallidus et stilbeus Wal lr. — Coniocybe pallida (Pers.
Körb. — P ila c r e subterránea et P . TViei-a'Weinm. — Vibrissea
hypogaea (Thüm et Pass.) Richon et Le Monnier.
On a constaté dans un grand nombre de vignobles à
sous-sol argileux et humide, surtout dans l ’E s t et le
centre d e là France, une .maladiedes racines des Vignes
qui produit des effets désastreux. On voit les pieds de
Vigne frappés d’un irrémédiable épuisement, languir
quelques années et succomber enfin souvent au bout de
trois ou quatre ans au mal qui, après les avoir atteints,
gagne de proche en proche les ceps voisins. Le s places
attaquées grandissent comme cela a lieu pour les taches
phylloxériques et bien souvent on a attribué le mal au
phylloxéra, mais toutes les recherches pour trouver le
redoutable insecte demeuraient inutiles (i).
Les symptômes de dépérissement des Vignes dont les
racines sont malades et pourrissent sont les mêmes,
quelle qu’en soit la cause. Dans beaucoup de cas le
pourridié qui se produit dans des terres argileuses et
humides n’est dû ni à V A rm illa r ia mellea ni au très
redoutable Dematophora necatrix . Dans le bois altéré
des racines on trouve de nombreux filaments mycéliens
qui ne présentent pas les caractères si particuliers du
mycélium du Dematophora ; à la surface des racines tuées
(i) Ed. P r iliie u x , le P o u r r id ié des Vignes de la Haute- Marne (Ann. de
In s til, agron.) iSyg -So.
apparaissent une quantité de petits réceptacles blancs qui
varient assez de taille, mais dont les plus gros ne dépassent
guère en hauteur 7 à 8 millimètres. Ils sont en
forme de massue droite ou courbée. Le petit pied, d’un
blanc pur, s’épaissit dans sa partie supérieure et porte à
son extrémité une tête globuleuse ou un peu aplatie
blanche ou d’un gris de cendre, selon l’état plus ou
moins avancé de son développement.
Ce petit champignon qui paraît bien être parasite de
la Vigne, quoiqu’on ne le voie jamais fructifier que sur
les racines mortes, comme cela a lieu du reste pour le
Dematophora n eca trix et V A rm illa r ia mellea qui causent
d’autres Pourridiés, a été d’abord observé sur les
Vignes malades à Mulheim-en-Brisgau, par M. Roesler
en 1868. 11 a reçu de MM. von Thümen et Passerini le
nom de Roe s le r ia h yp o g a ea .
11 n’est pas exclusivement propre à la Vigne et a été
aussi observé sur les racines de divers arbres.
L a petite tête globuleuse du Roe s le ria entièrement
développée est couverte d’une épaisse couche pulvérulente
d’un gris cendré ou un peu verdâtre qui est formée
de spores globuleuses toutes libres et indépendantes les
unes des autres. Rien n’indique plus alors leur origine;
ce sont cependant des ascospores. S io n étudie le champignon
à un degré de développement un peu moins avancé,
on voit ces spores réunies par huit en file, comme les grains
d’un chapelet, à l’extrémité d’hyphes dressées qui forment
une couche fertile à la périphérie de la petite tête. A cet
état, la véritable nature de ces spores n’apparaît pas
encore clairement, mais si on examine une tête de Roe s le ria
plus jeune encore, on voit ces chapelets de spores entremêlés
avec des asques tubuleux un peu rétrécis à leur
partie inférieure et dans lesquels les spores globuleuses
se forment à la file toutes à la fois et au nombre de 8