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sur beaucoup de pieds, les feuilles présentent des lignes
longitudinales jaunes qui commencent a leur base et
deviennent de moins en moins distinctes vers leur sommet.
Là encore, on trouve des Bactéries enfermées en
quantités énormes, dans le mucilage jaune qui remplit
les vaisseaux. Dans les parties profondes de la leuille,
elles se répandent des vaisseaux dans les espaces intercellulaires
du parenchyme, corrodent les cellules après
les avoir isolées et enfin parviennent au dehors à travers
l’épiderme détruit. Dans de telles plantes les tuniques
de l’oignon formées par la portion inférieure des feuilles
de l’année précédente sont profondément altérées : il
est probable qu’elles ont été infectées dès l’année passée.
On a observé beaucoup de cas de maladies de plantes
fort diverses dans lesquels l’altération manifeste des tiss
u s du végétal languissant est accompagnée de production
d’une quantité considérable de matière gommeuse. Cette
maladie de la gomme observée non pas seulement sur
les arbres à noyau, maissuiTOlivier, le Mûrier, l’Orangei,
la Vigne, etc., serait, selon M. Cornes (i), due dans tous
les cas au développement d’une Bactérie que l ’auteur désigne
sous le n o m de Bacterium gummis et qu il considère
comme la cause véritable de la dégénérescence
gommeuse des tissus.
Gommose bacillaire de la Vigne (2).
Depuis longtemps on a signalé en Italie, sous les noms
de mal nero, une maladie des vignes qui a causé des dégâts
(i) Cornes. Su l marciume delle radici sulla gommosi délia vite. [L a g r i-
coltura méridionale, anno V i l , iV’ n Napoli, 1884.)
{2) P rillieüx et Delacroix. — L a gommose bacillaire des Vignes, Comptes
rendus de l’Académie des Sciences, juin iSg..]..
P A R A S I T E S C R Y P T O G A M E S .
considérables surtout dans la Sicile et les Calabres. Dès
, 8-0 Santo Garovaglio avait pensé que 1 alteration du
bois des vignes atteintes du mal nero devait etre attribuée
à la pénétration de Bactéries dans les tissus.
Cette opinion est aujourd’hui admise par beaucoup
d’auteurs italiens, MM. Cornes, Baccarini, Cugini, etc.
Cette maladie est répandue aussi en France, mais n a
iamais été bien nettement déterminée et y a ete designee
sous des noms divers, tels que Aubernage, Roncev, Celt- •
''^^Dans toutes ces vignes malades le cep se rabougrit, les
rameaux jeunes ne prennent pas leur développement
normal les feuilles se déforment souvent en présentant
des incisures profondes. Les vignerons ont désigne ces
altérations sous les noms de couri-noué, de roncet,
d’aubernage, pousse en ortille, e t c . , suivantles localités.
Parfois encore, bien vertes, elles peuvent se dessechei
prématurément dans quelques cas même, d une tacoii
subite. . ,
Si 011 coupe transversalement la tige d une vi»ne atteinte
de cette maladie, on voit que le bois en est piquete
de noir ifig. 8). Ces points noirs deviennent de plus en
plus nombreux et en même temps ils s’élargissent et se
finfondent en taches plus grandes. La portion atteinte
finit par prendre une couleur brunâtre semblable a celle
du bois carié.
Le mal gagne surtout de haut en bas : il debute d oi
dinaire par les plaies de taille et descend vers les racines.
En même temps l’écorce se crevasse sur les pousses, et
des fissures radiales dues à une altération profonde de
l’écorce en certaines places se dessinent sur les rameaux
de l’année.
Quand l’écorce présente seulement de petites crevasses
. que ses couches superficielles ne et font que s’exlolicr
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