
hiement Y Uncinula americana. Seulement il paraît rencontrer
rarement en Europe les conditions convenables
Fiü . 2 o3 . — Uncinula amo'icana.
Péritlièce produit sur une Tigiie de l ’école d'agriculture de Montpellier.
pour la formation de ses périthèces, à moins que la petitesse
de ses périthèces ne les ait fait échapper à l’observation,
quand en réalité, ils n’avaient pas, comme
on le supposait, manqué de se produire.
Ces périthèces sont, en effet, fort ténus; ce sont de petits
points noirs à peine perceptibles à l’oeil nu et il est
d’autant plus possible qu’ils aient échappé à l’observation
qu’ils se forment tard. On ne les a observés que sur
des pousses et des pédoncules de raisin laissés sur ces
souches, après la chute des feuilles. Nous les avons
trouvés sur des feuilles encore attachées au sarment,
dans un jardin, à Paris, comme nous le disions plus
haut.
Les périthèces d'Uncinula americana ffig. 2o3) apparaissent
sous forme de petites boules d’un jaune citron qui
en mûrissant se dépriment un peu et deviennent d'un
brun noirâtre. Ils portent des appendicules
nombreux, longs, un peu
tlexueux qui sont enroulés à leur
extrémité, de façon à faire un oudeux
tours de spire. Ces périthèces contiennent
de 4 à 8 asques piriformes
ou ovoïdes-piriformes qui renferment
F ig. 204. — . A sques
n’ Uncinula americana .
chacun de 4 à 8, ordinairement 6 spores elliptiques
allongées (fig. 204). Elles germent après l’hiver en émettant
un tube comme les spores d'Oidium.
Traitement.
Quand, en 1848 et i 85o, la maladie de la Vigne dont
Berkeley signalait la cause dans le parasitisme de Y Oidium
TiicAreri, se développait sur les treilles des environs
de Paris et détruisait les récoltes, beaucoup d’horticulteurs,
de viticulteurs et de savants de haute valeur ne
voulurent pas admettre tout d’abord que ce fût bien l’Oi-
dium Tuckeri qui produisait le mal. On soutint que la
vigne était épuisée, qu’elle était malade par suite de
mauvaise culture ; Y Oidium se développait sur les pieds
U '/R-’îva/a ;
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V.--F ' T'W