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Gale de la Pomme de terre.
On voit assez souvent dans les cultures les Pommes
de terre devenir galeuses; leur peau au lieu d’être lisse
et mince comme d’ordinaire, brunit, devient dure et
épaisse; sa surface inégale se crevasse et se divise en
fragments qui se détachent en partie. Les tubercules
ainsi altérés ont perdu beaucoup de leur valeur
vénale.
On a beaucoup discuté sur la cause de cette maladie
des Pommes de terre essentiellement caractérisée par
le développement tout à fait exceptionnel de couches
successives de périderme qui se produisent les unes au
dessous des autres autour du tubercule; on l’a attribuée
à l ’excès de l ’humidité, à des fumures trop riches,
etc. M. Bolley (L en Amérique a signalé, dans la
couche qui s’étend entre le parenchyme encore sain et
les couches mortes de l ’écorce subéréfiée des tubercules
galeux, la présence constante d’une Bactérie courte et
souvent presque globuleuse qu’il a reconnue être la
cause de la maladie, et qui doit être rapportée au type
Bacteriiim.
Il y a en outre dans la croûte desséchée divers autres
organismes parmi lesquels sont divers Bacilles, en
particulier le B a c illu s subtilis mais leur présence est
certainement fortuite. Le Bacterium spécial de la gale
de la Pomme de terre a été cultivé sur la gélatine et
dans divers autres milieux nutritrifs par M. Bolley qui
s’ est servi des cultures pures pour infecter de jeunes tubercules.
Les expériences répétées ont bien réussi; la
(1) Henry L . Bolle y, Potato scab bacterial disease. — A g ricu ltu ra l
science, 1890. Vol. IV , n® 9.
i aale a été ainsi artificiellement donnée à plusieurs re-
! prises à des tubercules en voie de développement, soit
i qu’on ait déposé un peu,de l’infusion où s’ était mul-
' tiplié le Bacterium sur une coupure faitedans leur peau,
soit même qu’on les ait seulement mouillés avec ce
i liquide.
S La Bactérie de la gale de la Pomme de terre se trouve
I les tissus vivants de la périphérie des tubercules
! et elle n’y pénètre jamais très profondément. La culture
: a montré qu’à l’opposé du B a c illu s Amylobacter ces
I organismes sont aérobies, c’est-à-dire qu’ils ont be-
' soin d’air pour végéter.
Ils vivent dans le plasma ou dans le suc cellulaire,
i Sous leur influence irritante, les cellules se multiplient
' activement au-dessous de la couche malade et la croûte
qui recouvre le tubercule s’épaissit progressivement.
Gangrène de la tige de la Pomme de terre.
Cette maladie assez fréquente a été signalée dans ces
: dernières années, comme ayant causé d’importants dom-
■: m a g e s ( i ) . L a tig em a lad e s ’altèreprofondément à sa paitie
I inférieure soit sur tout son pourtour soit sur une partie
; seulement. Le mal s’étend dans le sens longitudinal,
' du niveau du sol vers les feuilles. Dans la partie atta-
j quée on trouve les cellules mortes déprimées ^ vidées
et leurs parois fortement colorées en brun. Le diamètre
I de la portion altérée est plus mince que celui de la tige
i encore saine turgescente et verte. Quand l’altération
I n’atteint qu’un côté de la tige, la partie morte et dépri-
(i) Prillieüx. et Delacroix, Comptes rendus de l’Acad. des sciences, I.
C X I. p. 208. Ju ille t 1890.