
la pesanteur. E lle s sont nombreuses : elles ne s’allongent
pas beaucoup; elles n’atteignent pas plus de i à 7 centimètres
(fig. 472). Leur structure diffère notablement de
celle des racines normales; elles n’ont pas de pilorhize
nettement marquée, ni de poils radicaux; elles se ramifient
peu; mais quand des ramifications s’y produisent,
F i g . 4 7 1 . — J e u n e s p l a n t u l e s NOrobanche
ramosa c om m e n ç a n t a s e c o u v r i r
DE r a c i n e s .
( D’après M. L. Koch.)
F i g . 4 7 2 . — J e u n e p l a n t n'Orobanck
minor,
( D’après M. L. Koqh. )
elles sont à peine endogènes; ce n’est guère que l’épi-
derme qui les recouvre et qu’elles ont à percer et encore
n’est-ce vrai que pour les ramifications qui naissent à
quelque distance du point de végétation; celles qui se
forment tout près de l’ extrémité, là où l’épiderme est
encore bien vivant, sont tout à fait exogènes.
Ces productions ne présentent donc pas les caractères
ordinaires des racines. E lle s n’ont pas une longue existence
et meurent au moment de la floraison ; leur rôle
principal consiste à produire des suçoirs secondaires
quand elles rencontrent sur leur passage des racines
nourricières : ce sont des porte-suçoirs. Au point de contact
avec la racine étrangère, la racine de l’Orobanche
produit un mamelon de tissu qui naît au-dessous de
l ’assise supe rfic ie lle , comme une ramification de racine
et se renfle en s’appliquant intimement à la racine nourricière,
à laquelle il adhère. C ’est un suçoir qui pénètre
dans le corps de la racine nourricière en dissociant les
cellules de son p arenchyme cortical et parvient jusqu’aux
faisceaux vasculaires, avec lesquels il s’abouche par l’intermédiaire
d’un cordon de cellules trachéennes. Ce
cordon s’organise dans son axe et met en communication
la racine nourricière et la racine de LOroban-
che.
M. Hovelacque, qui a fait des organes de végétation
des Orobanches une étude très complète, y a décrit des
suçoirs extrêmement réduits. Parfois une cellule hypertrophiée
de la couche superficielle de la racine de l ’Orobanche
pénètre entre les cellules de la racine nou rricière
en les dissociant à la manière d’un filament de
mycélium et provoque leur hypertrophie, pénétrant jusqu’au
faisceau vasculaire de la racine nourricière.
D’autres fois, plusieurs cellules contiguës de la racine de
rOrobaiiche prennent unpareildéveloppementet forment
un petit suçoir, dont la partie pénétrante est réduite à
quelques cellules. Mais ces cas sont rares et, le plus souvent,
il se forme par multiplication des cellules du parenchyme
cortical un mamelon qui s’applique sur la
racine nourricière. Le s cellules superficielles de la périphérie
de ce mamelon s’hypertrophient, ainsi que celles
du parenchyme sous-jacent, pour former un bourrelet
périphérique qui adhère fortement à laracine. A l ’intérieur
du mamelon, les cellules se cloisonnent parallèlement à