
par l’action des petites papilles de la surface du disque
adhésif ¡fig. 476).
Ces cellules allongées du milieu du cylindre prennent
le caractère de cellules vasculaires, leurs parois se marquent
d’épaississements annelés ou réticulés. Au voisinage
des faisceaux ligneux de la tige de la Cuscute, à
la base de l ’axe du suçoir, des cellules plus courtes prennent
le même caractère et mettent en communication
directe l’axe vasculaire du suçoir avec les vaisseaux de
la Cuscute.
Les files de cellules de l’axe du suçoir croissent isolément
quand elles ont pénétré dans l’intérieur de la
plante nourricière, en se glissant entre les cellules de
son parenchyme cortical. Les cellules vasculaires de
cet axe vont s’appliquer contre les vaisseaux de la tige
nourricière qui se trouvent ainsi reliés à ceux de la Cuscute
(fig. 477).
Une fois implantée par ses suçoirs sur une plante
nourricière, la jeune Cuscute a traversé la phase critique
de son existence; elle prend des forces, se développe
et se ramifie avec une vigueur et une rapidité fort dangereuses
pour les cultures qu’elle attaque.
La tige de la Cuscute porte de petites écailles qui
sont ses feuilles; de leur aisselle naissent plusieurs
bourgeons produisant des ramifications, des pousses qui
s’étendent dans tous les sens en s’enroulant autour des
tiges des plantes situées à leur portée au voisinage. Le
foyer d’infection oti s’est fixée une germination de Cuscute
grandit en s’étendant sur toute sa circonférence à
la façon d’une tache d’huile; si on n’y prend garde, le
champ entier sera bientôt couvert des filaments enlacés
du parasite.
Les rameaux de Cuscute ne se cramponnent pas seulement
aux plantes étrangères, ils s’unissent en outre
entre eux en s’enroulant les uns sur les autres et se
pénétrant de leurs suçoirs. Ils forment ainsi tous ensemble
un lacis inextricable, une sorte de tissu lâche,
dont tous les fils sont solidaires les uns des autres et
vivent d’une vie commune. Cette union de tous les ra-
F i g . 4 7 7 . — P a r t i e d e l a f i g . 4 7 6 a u n p l u s f o r t g r o s s i s s e m e n t .
meaux de pousses [ différentes de Cuscute contribue
beaucoup à rendre la destruction de la plante plus difficile.
L ’envahissement des cultures par la Cuscute n’est pas
dû seulement à l’allongement rapide et à l’incessante
ramification de ses tiges, il est beaucoup augmenté par
la formation de fines et nombreuses graines qui multiplient
singulièrement les centres d’infection.
Les tiges de Cuscute portent de nombreux glomérules
M A L A D IE S D E S P L A N T E S . — T , I I . J 2