
les qjorte et auquel ils sont soudés dans toute leur étendue.
Naissant sur une qjaroi verticale, ils forment une
sorte de console tellement étroite, que les tubes hymé-
nophorcs qu’elle porte sont ouverts jusqu’à moitié, de
telle façon qu’on ne peut déterminer
nettement la forme
de l’ouverture des pores. L ’hyménium
porte, sur des basides
] ' ' i G . 14 8 . — H y p h e s d e Polypoj'us vapoiW'iiis.
(D ’a p r è s M . U . H a r t ig .)
F ig . 1 4 9 . — Polypoi'us vaporarius.
A l t é r a t io n d u F o is so u s Ih ic tio ii dos h y p h e s
d u P o r a r iu s v a p o ly p o r n s . (D 'a p r è s M. R.
H a r t ig . )
piriformes réunies par petits groupes, des spores incolores
oblongues, un peu bombées d’un côté.
Le Polyporus vaporarius se développe assez souvent
sur le bois de construction, et son mycélium peut s ’étendre
au dehors sous forme d’éventail ou de rubans.
On peut aisément le confondre alors, quand il ne porte
pas de fructifications, avec le Champignon ordinaire des
charpentes le Merulius lacrymans.
P o ly p o r u s S c h w e in i t z i i F r.
Syn. : Daedalea cpigea Lenz. - Sistotrema spadiceum Swartz. -
Polyporus mollis R. Hartig.
Ce Polypore, fort bien étudié et décrit par M. R.
Hartig, mais désigné à tort par lui sous le nom de P o ly porus
mollis, attaque et désorganise le bois de coeur des
Pins âgés, dans la partie inférieure du tronc et aussi
dans le pivot et les racines. L ’aubier est protégé contre
l’invasion du mycélium par une zone fortement imprégnée
de résine.
Le mode d’altération du bois attaqué par le Polyporus
Schweinitffi est à peu près le même que celui que cause
le Polyporus vaporarius. Le bois prend une couleur
rouge brun, puis se crevasse profondément ; les fentes qui
s’y forment sont perpendiculaires les unes aux autres
(fig. l 5o). Le bois altéré diminue beaucoup de volume en
sefiesséchant et les crevasses y deviennent plus larges
et plus profondes. Il est beaucoup plus léger que le bois
sain; quand on le presse entre les doigts, il se brise en
une fine poussière jaunâtre.
Les fentes du bois sont souvent revêtues d’une lame
de mycélium dont la couleur est d’un blanc de neige, et
qui est très fortement adhérente à leur surface. Ce mycélium
ne forme pas des cordons ou des lames feutrees
légères comme celui du Polyporus vaporarius, mais
une croûte amorphe et dure où les hyphes sont imprégnées
de résine (fig. i 5 i).
Les réceptacles du Polyporus Sclm’ eimtpi se forment