
importance pratique quand il s’agit de mettre obstacle à
leur propagation et de combattre le mal qu’ils causent.
Je désire montrer l’importance de ces études, y attirer
des observateurs vivant au milieu des champs et leur faciliter
les premiers pas sur un terrain où ils n’osent
s’engager faute de guide.
Je voudrais que le lecteur prît à coeur de contrôler,
chaque fois que l’occasion s’en présentera à lui, tout ce
qu’il trouvera dans ce livre touchant la structure et les
moeurs des champignons parasites de nos champs, de nos
vignes et de nos bois. Pour cela, il doit tout d’abord se
munir d’un microscope et s’exercer à s’en servir.
Aujourd’hui, sans doute, les élèves des écoles de Médecine
et de Pharmacie, les élèves des Facultés des sciences,
de r Institut agronomique et des écoles nationales d’Agri-
Culture sont plus ou moins habitués à se servir d’un
microscope. Je pense toutefois qu’il pourra être utile de
donner ici au lecteur débutant dans l’étude des champignons
quelques renseignements pratiques sur la façon
d’employer le microscope aux observations mycologiques.
Un microscope composé, d’un petit modèle, comme
sont ceux que l’on met entre les mains des élèves à
l’ Institut agronomique et dans les écoles nationalesd’A-
griculture, suffit pour la plupart des études que l ’on peut
avoir à faire, et en tout cas pour se former à l’observation.
On s’en pourra procurer de bons chez des constructeurs
français ou étrangers, pour moins de 200 fr.
L ’instrument devra être muni de deux objectifs donnant
l’un un grossissement de 60 à 80 diamètres, l’autre d’en
viron 400 à 5oo.
D’ordinaire, pour chaque observation, on se servira
d’abord du faible grossissement qui permet de voir l’ensemble
d’un champ étendu où on peut aisément chercher
les préparations les meilleures et en prendre une idée
générale. On n’emploiera le grossissement le plus fort que
U cela est nécessaire, et quand on aura reconnu le point
le plus intéressant à observ,er. Les commençants ont très
généralement une grande tendance à employer tout d’abord
le plus fort grossissement, pensant voir mieux. C’est
u n e erreur qu’ il convient de signaler. L ’observation au
fort grossissement est toujours plus délicate et exige des
préparations meilleures.
Pour observer au microscope, on doit poser l’instrument
sur une table solide placée à la distance de i à 2
mètres de la fenêtre par laquelle on prend la lumière et
avoir un siège assez élevé pour pouvoir, sans gêne, regarder
verticalement, de haut en bas par l’oculaire b i s que
le tube est entièrement tiré et que l’on emploie le
grossissement le plus faible, pour lequel l’objectif est à
la plus grande distance de l’objet à observer.
Le microscope étant mis en place, lorsque l’on veut
s’en servir, on enlève le tube qui glisse à frottement dans
la douille portée par la colonne. On visse à son extrémité
l’objectif le plus faible; 011 adapte l’oculaire à sa partie
supérieure, puis on introduit de nouveau le tube dans la
douille et o n l’abaisse doucement en le faisant glisser avec
précaution, tout en lui imprimant en même temps un
m o u v e m e n t en hélice jusqu’à ce que l ’ o b j e c t i f qui termuie
sa partieinférieure soit à la distance convenabledel’objeu
Les objets s’observent par transparence. Un miroir
porté par le pied renvoie la lumière à travers un trou de
la platine, sur laquelle 011 place la lame de verre portant
les préparations à examiner. Ce miroir est double, plan
sur une face, concave sur l’autre; 011 se sert de la face
concave pour les forts grossissements. On fah varier l’inclinaison
du miroir jusqu’à ce que l’on vooe, en regardant
parl’oculaire, lechamp dumicroscope régulièrement
éclairé.