
atteignent leur complète maturité vers la 'fin d’octobre
ou le milieu de novembre. Ce sont alors des chapeaux
aplatis ou bombés, toujours épaissis en bosse près de leur
point d’attache sur l ’écorce, avec un bord pendant et largement
ondulé (fig. i 6 5). Leur surface supérieure est blan-
Fig . i 6 5 . — P o ly p o ru s betu lin u s.
châtre, à peu près de la couleur de l’écorce du Bouleau,
ou brune, lisse et terne. Leur face inférieure et tout leur
tissu intérieur d’un blanc de neige. La couche des tubes
hyménophores se détache facilement du réceptacle.
L ’hyménium est formé de basides en massue portant des
spores incolores allongées en forme de biscuit; entre les
basides se montrent des poils capités à téte terminée en
pointe.
Pourris dans tout leur intérieur par l’action du P o ly -
porus betulinus, les Bouleaux se brisent avec une grande
facilité et ne laissent qu’un bois absolument sans valeur.
Les dégâts causés ainsi par le parasite qui est fort commun,
peuvent atteindre une importance considérable.
Beaucoup d’autres Polypores encore attaquent diverses
espèces d’arbres, y vivant en partie en parasite et en
partie en saprophytes, pénétrant par des blessures, creusant
les tiges en désorganisant le bois de coeur, et gagnant
peu à peu sur le bois jeune et sain. Les exemples qui
précèdent suffiront pour faire connaître d’une façon
générale la façon dont ils envahissent et corrodent les
bois, mais il conviendra peut-être de mentionner encore
d’une façon spéciale les dégâts extrêmement considérables
queYause non pas sur les arbres sur pied, mais sur
les bois de construction, un champignon voisin des Polypores,
le Merulius lacrymans.
M e r u l iu s l a c r y m a n s (Wulf.) Schum.
Svx. : Boletus lacrymans Wulfen. — Afera/ù« lacrymans Schum.—
Merulius destruens Pers,
Le réceptacle de ce Champignon ne porte pas, comme
celui des Polypores, des tubes hyménophores étroits et
profonds, mais seulement de petits plis saillants unis
en réseau les uns aux autres et sur lesquels est étendu
l’hyménium.
Le Merulius lacrymans n’est pas un parasite dangereux
pour les arbres de nos bois, mais c’est le plus redoutable
destructeur des bois de charpente. C'est à des millions
qu’il faudrait évaluer les ravages qu’il a causés
dans les constructions, depuis une cinquantaine d’années.
Il est extrêmement répandu dans toute l’Europe. Il a
été reconnu en Allemagne par Goeppert et Hartig comme
M A L A D I E S D E S P L A N T E S . 54