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racines se decompose ci il n’en reste que la partie fibreuse
qui persiste encore quelque temps.
Les excroissances des racines malades sont extérieurement
d’une couleur grisâtre oû jaune pâle comme les
racines saines; coupées transversalement, elles se montrent
d’un blanc pur ù l’intérieur; leur consistance est
assez ferme et rappelle à peu près celle d’une Rave.
Si on examine au microscope une coupe fine d’une
excroissance, on voit, en la comparant à une coupe de
racine saine, que son grand développement est dû, non
pas seulement à la croissance anormale des cellules du
parenchyme cortical qui atteignent une taille extrêmement
grande, mais aussi à leur multiplication qui sc fait
par cloisonnement et qui est considérable. Quand l’excroissance
est très grande, les éléments mêmes du cylindre
ligneux participent aux altérations que subissent les
tissus de l ’êcorce.
Un certain nombre de cellules hypertrophiées contiennent
un plasma incolore, dense et granuleux (fig, 1 g),
d’autres, de petits corps globuleux également incolores
(fig. 20); le plasma dense est le plasmodium, les petits
corps globuleux les spores du Plasmodiophora.
Le plasmodium est formé de plasma, c’csi-à-dirc d’une
matière mucilagineuse, incolore, transparente, dans laquelle
sont englobés de fins granules et des gouttelettes
d'huile et où l’on voit des vacuoles dont le nombre et la
taille varient beaucoup. Au commencement, il est à peu
près impossible de distinguer dans une cellule le-plasmodium
parasite du plasma normal de la plante nourricière.
Le plasmodium du Plasmodiophora, tel qu’ou le voit
sur des coupes un peu épaisses, dans des cellules qui
n’ont pas été lésées, sc meut à la façon des autres plas-
modiums mais fort lentement; non seulement il sc
déplace à l’intérieur d’une cellule, mais il passe d’une
cellule dans une cellule voisine en traversant les parois.
Il n’occupe d’abord, ordinairement, qu’une partie seulement
de la cellule qu’il habite, puis plus tard, quand
il est plus avancé dans son développement il s’étend d’avantage
et présente une régularité plus grande dans sa
disposition; bientôt après, il se résout tout entier en
spores.
Dans les autres Myxomycètes, même les plus simples,
qui ne sont pas parasites, une partie du plasmodium ne
lÀ C. 1 9 . — Cl iL LUL L S d ’u N L
'I 'UMKI JR CONTENANT LE
PLA SM 0 1) 1U M P A R A SIT E .
(D' i tpi' ôs M. Wuro i i in c . )
F i g . 2 0 . — S p o u e s d u Plasmo diophora
SE EORMAN’T DANS
LES CELLULES d ’uN E TUMEUR.
(D ' a i i r ô .3 M. Wofo n i i i c . )
se transforme pas en spores et forme autour d’elles une
enveloppe, ce qu’on nomme un péridium, dont la structure
est même, dans certains genres, assez compliquée.
11 n’en est pas de même dans le Pla.'tmodiophora; autour
des spores il n’y a pas d’autre enveloppe que la paroi
même de la cellule du Chou qui fait oflice de péridium.
Dans toutes les cellules, successivement, les plasmo-
diums se transforment en amas de spores; puis, bientôt,
la pourriture attaque les excroissances qui se résolvent