
cées les unes au-dessus des autres, de manière à former
par leur ensemble une grande fente verticale, elles sont
toutes, grandes et longues et obliquement dirigées parallèlement
en montant de droite à gauche (fig. i52).
Polyporus sulphureus Fries.
S yü.: Boletus sulphureus Bull. —Boletus caudicinus var. Scopoli. —
Boletus coriaccus Huds. —Boletus ten a xB o lt. — Boletus lingua-
cervina Schrank. — Boletus citrimis Plan. — Sistotrema sul-
phureum Rebent.
Ce Polypore est fort répandu et attaque un grand
nombre d’arbres, dont il corrode le bols en y produisant
une pourriture rouge. On le rencontre assez fréquemment
sur le Chêne, le Noyer, le Poirier, le Peuplier etc.
Il pénètre d’ordinaire dans le tronc des arbres par un
rameau brisé sur lequel a germé quelqu’une de ses
spores.
Là où la décomposition qu’il produit dans l ’intérieur
du bois gagne jusqu’à la surface, on voit apparaître à
travers l ’écorce desséchée, ses chapeaux jaune soufre qui
se produisent souvent nombreux les uns au-dessus des
autres.
Le bois attaqué par lePolyporiis sulphureus prend une
couleur rouge-brun clair. Quand il est encore bien résistant
et solide, on y voit apparaître déjà sur une coupe
transversale des points blancs, et sur une coupe longitudinale
de fines lignes blanches, dus à ce que les vaisseaux
du bois de printemps sont remplis de filaments mycéliens
du parasite. L a décomposition augmentant, le bois
devient plus léger, diminue de volume et se crevasse :
il s’y forme des fentes perpendiculaires les unes aux
autres, les unes dans la direction des rayons, les autres
dans la direction des couches annuelles ; elles se remplissent,
comme, du reste, toutes les cavités qui peuvent
se trouver à l’intérieur des arbres, de peaux épaisses et
de masses blanches feutrées qui sont formées par les hy phes
du Polypore. Le bois attaqué devient_ enfin friable
au point de s’écraser aisément entre les doigts en se le-
duisant en une fine poussière jaunatre
Le mode de corrosion du bois par le Polypm us sulphureus
est analogue à celui qui a été décrit sur les bois
îésineux attaqués par le Polyporus vaporarius et le P o lyporus
S c h ip e in it ffi; après s’être remplis de matiere
brune et colorée en brun, les éléments du bois se fendillent.
Il est impossible de les examiner à 1 état sec,
leurs parois se brisent comme du verre et on n en peut
observer qu’ une infinité de petits éclats; mais quand on
le fait tremper dans l ’eau, le bois altéré segonfle peua peu,
on voit alors qu’il s’est produit dans les parois desfibres
de fines et nombreuses fentes spiralees qui penetrent de
l’intérieur dans les couches d’épaississement sans atteindre
la lame primaire en montant de droite a gauc re.
Les réceptacles du sulphureus ont au debut
l’aspect d’une masse charnue, bosselée, d’un beau jaune
clair. En grandissant elle s’épanouit en chapeaux horizontaux,
tantôt aplatis, tantôt en dôme a bords ondules,
qui, superposés en assez grand nómbreles uns au-dessus
des autres se confondent à leur origine au point ou k
réceptacle sessik s’attache à l’arbre qui le porte jhg. i f i ) -
Sa couleur s’accentue; du jaune soufre, el k passe a 1 or
ang é rou g e à t r e .S a su b s tan c e inténeu r e e s td u nb la n c p u i
et a une consistance caséeuse. Les tubes hyménophores
dont les pores sont arrondis, petits et d’un jaune soufre
portent à leur intérieur des basides en forme de massue
qui se terminent par des spores ovoïdes a parois minces
et incolores (fig. iSq).
Ji'm);’