
ï I
î I'-;
Des ramifications du mycélium développé dans l’intérieur
de la paroi de la pochette se glissent entre les
cellules de l’épiderme. Parvenues jusqu’à la cuticule,
elles s’étendent à la surface de
l’épiderme et s’y changent en
cellules arrondies et courtes
qui bientôt produiront les asques.
Leur développement est
pareil à celui des asques de
VExoascus du Pêcher. Les
cellules rondes s’allongent perpendiculairement
à la surface
de la pochette, crèvent la cuticule
et prennent la forme de
F i g . i 8 5 . — Exoascus Pruni,
A s q u e s à d if f é r e n t s d é g ré s
d e d é v e lo p p em e n t.
cylindres un peu dilatés en massue par leur partie supérieure.
Une cloison transversale les sépare de la partie
F i g . 18 6 . — C u t i c u l e d ’ u n e p o c h e t t e d é t a c h é e
e t d é c h i r é e p a r l e d é v e lo p p em e n t d e s a s q u e s d e Exoascus P ru n i.
inférieure qui leur sert de support (fig. i 8 5 , 187 et 188).
Les spores qui se forment dans ces asques sont semblables
à celles de VExoascus du Pêcher; elles germent
de même à la façon des levures, et souvent déjà dans
l’intérieur des asques où 011 trouve des spores secondaires
6'\Î0
F i g . 1 8 7 .
Exoascus
P ru n i.
A s q u e uiCtr
c o n te n a n t
F ig . 1 8 8 . — Exoascus P runi.
A sq u e s v id é s e t sp o r e s lib r e s
c om m e n ç a n t à g e rm e r .
(fig. 187. 188).
Bien qu’on n’ait pas produit de pochettes par infection
artificielle de Pruniers sains, il n’est pas douteux
que les spores qu’ é-
mettent les asques qui
les couvrent ne puissent
produire l’infection;
mais en outre,
le mycélium de l ’iixo-
ascus Pruni pénètre
dans les jeunes rameaux
du Prunier, et
comme il est vivace,
il s’y maintient d’année
en année et envoie
dans les fleurs des ra-
.p. . ' les spores. mihcations qui s iiitroduisent
dans les pistils et les transforment en pochettes.
E x o a s c u s C e r a s i (Fuck.) Sadebeck.
(Balais de sorcière du Cerisier).
S y n . : Exoascus deformans B . Cerasi Fuckel. — Exoascus M-'ies-
neri Rathay. — Taphrina Cerasi Fuckel.
Un iix o a ic î« voisin de celui de la Cloque du Pêcher
attaque les jeunes rame’aux du Cerisier et y produit des
altérations marquées qui donnent aux pousses attaquées
un aspect tout spécial; c’est une altération de
même ordre que celle que VÆcidium elatinum produit
sur les pousses de Sapin, et on la désigne de même du
nom de « Balai de sorcière ».