
grand nombre, mais de plus petite taille que les périthèces
sont des pycnides. Tandis que le diamètre des périthèces
est de 13 à i 5 centièmes de millimètres, celui des pycnides
est seulement de 5. Ces pycnides contiennent des
pycnospores ovoïdes, ayant environ 5 à 6 u. de long sur
3 à 4 tx de large.
M. Roze avait proposé de donner à ces Fumagines à
périthèces globuleux le nom de Morphea et il en distinguait
deux espèces sur l’Oranger et le Citronnier, le Morphea
Citri, à périthèces lisses et le Morphea Hespei-idi
à périthèces portant des piquants (i). Depuis, M. Cattaneo
(2) a décrit et clairement
figuré sous le nom de Fumago
Camelliae, cette dernière espèce
qu’il a cru devoir aussi séparer du
Fumago Citri à cause des piquants
que portent ses périthèces.
11 m’a paru que ce caractère
était trop variable pour justifier
la distinction de ces deux espèces.
Fio . 224. — Capnodium
C itr i.
A, Asq-ue c o i i t e a a n t d e s sp o r e s .
B, S p o re s p lu s \
11 me paraît du reste à peu près certain que l’Oranger
porte plusieurs des espèces de Fumagines et que celle
de l ’Olivier se développe parfois sur lu i, mais les différences
qu’il peut y avoir entre le mycélium des deux
espèces ne sont pas assez nettes pour que l’on puisse
être sûr d’éviter de les confondre quand les Fumagines
sont à l’état stérile.
A part deux espèces de Fumagines qui vivent Tune
(1) Koze, Contribution à l’étude de la Fuma g in e. B u ll, de la soc. botan.
séance du 2 5 janvier 1867 (t. XIV.)
(2) Cattaneo, Su i M icrofite che producono la malattia delle piante vo lga rmente
conosciuta col nome d i Nero, Fum a g in e 0 Morfea. (Archivio del laboratorio
di botanica crittogamica presso la R. Università di Pa v ia , voi.
I I et II I, 1879 p. 228 et ss.
sur la Bruyère [Capnodium ericophilum), l’autre sur
les Cistes [Capnodium cistophilum) et dont il n’y a pas
lien de parler ici, les périthèces des autres espèces n’ont
pas été observés. Je crois que Ton peut néanmoins considérer
comme une espèce de Capnodium différente du
Capnodium salicinum la Fumagine du Noisetier et du
Chêne.
C a p n o d ium e lo n g a tum Berk. et Desm.
Fumagine du Noisetier et du Chêne.
Polychaeton Avellanae Pers. — Polycliaeton quercinum Pers.
La Fumagine du Chêne recouvre les feuilles et les
jeunes branches de cet arbre d’un revêtement velouté
fort épais. Le mycélium qui s’étend sur l ’épiderme ne
présente pas de particularité qui puisse faire distinguer
cette Fumagine de celle du Saule, mais il porte des conceptacles
d’une forme et d’une taille très différentes. Ces
conceptacles, qui ne sont pas des périthèces comme on
Tavait supposé à tort, sont allongés, cylindriques et atténués
au sommet en un bec filiforme; ils viennent en
touffes, sont souvent très ramifiés et portent latéralement
de nombreuses petites branches (fig. 225 A).
Le bec filiforme qui termine les rameaux de ces conceptacles
laisse échapper par son extrémité de fines
spores bacillaires (fig. 225 C). Ils sont donc analogues aux
spermogonies du Capnodium salicinum; mais ils en
diffèrent beaucoup non seulement par leur forme, mais
par leur taille. Tandis que les spermogonies du Capnodium
salicinum ont 3 dixièmes de millimètre de hauteur
celle du Capnodium quercinum en ont de 14 à i 5 (cf.
fig. 225 A et B).