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10 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
petits granules que l’on voit dans les places qu’ils occupaient
et qui restent vides dans le gluten encore inaltéré
(fig.3). Au voisinage de
la zone extérieure colorée
en rose, on voit les
cellules remplies seulement
par la masse de
gluten creusée de vacuoles
vides pour la
plupart, mais parmiles-
quelles on en trouve çà et là quelques
unes contenant encore un
F i g . 3 . — R é s o r p t i o n d e . i n • i i
l A m. don d a n s l a m a s s e petit granule d amidon se colorant
DU GLUTEN SOUS L ’a CTION
DU Micrococcus.
L.a plupart dos graims sont dissous
et leur place est marquée par
une lacune vide dans le gluten a .
Quelques lacunes contiennent encore
des grains damidon plus ou
moins corrodés et qui sont colorés
en bleu foncé par l'iode. 6.
♦
F ig . 4.
M i c r o c o c cus
T ritici. a
eiibleuparPiode.
Le gluten est
attaqué aussi à
sontourparleAfL
crococcus Tritici
le plus souvent
seulement après
les grains d’amidon,
mais non
toujours; en certaines
places on
trouve la masse
du gluten fort altérée
F i g . 5 . — C o r r o s i o n p r o g r e s s i v e d e l ’am id o n e t
GÉLIFICATION DES PAROIS CELLULAIRES AU VOISINAGE
DE LA CAVITÉ OU SONT DES AMAS DE MicrO-
COCCUS.
L a préparation a été colorée piar l ’iode.
et réduite en un amas irrégulier, amorphe, tout
pénétré d’une nuée de Micrococcus à l’intérieur d’une
cellule qui contient encore des grains d’amidon fort diminués
de taille, il est vrai, mais dont la résorption
complète n’a pas précédé la corrosion de la matière
azotée. .
Les parois cellulaires elles-mêmes finissent par etre
attaquées; elles se gonflent pendant que leur contenu
disparaît, puis sont consommées par les Bactéries et la
cavité creusée par ces nuées de petits parasites grandit
incessamment en s’avançant dans l’intérieur du grain
^ Jusqu’à présent cette altération des blés, qui serait fort
dommageable si elle se répandait, est demeurée rare. Elle
n’a pas, à ma connaissance, causé de pertes notables.
Pourriture ou Gangrène humide de la Pomme
de terre.
D’autres parties de plantes, vivantes il est vrai, mais
dont l’activité vitale est peu active et comme assoupie
peuvent être, comme les grains de blé, attaquées et detruites
par des Bactéries.
La pourriture des tubercules de la pomme de terre
est due à la pénétration de Bacilles dans leur intérieur.
M. Van Tieghem a étudié d’une façon particulière
une sorte de Bacille, le B a c illu s Amylobacter [Clostridium
butyricum) (t), qui se nourrit des substances analogues
au sucre et corrode très activement la cellulose.
Il a fait voir que non seulement ce Bacille est l’agent le
plus ordinaire du rouissage du Chanvre et du Lin, mais
(I) M. Prazmowski a créé le genre Clostridium pour le Bac illu s amylobac-
ter à cause de la particularité qu’ il présente de se renfler par
mité en forme de massue, avant de produire une spore a son intérieur.