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On a considéré comme espèces différentes le Pseiido-
p e0 a du Trèfle et celui de la Luzerne ; mais il n’y a
entre le parasite des feuilles du Trèfle et celui qui
envahit la Luzerne que de très faibles différences de
taille, et il semble plus naturel de considérer le Pseu-
dopefi^a M ed ic a g in is comme une simple forme du
P se ifdope0 a T r ifo lii, ayant les asques et les spores un
peu plus petits.
Tulasne a attribué au P seu d op e0 a Medicaginis
comme forme accessoire, des pycnides contenant de petites
spores allongées et s ’épanouissant en cupules à la
manière des fruits à asques du P seud op e0 a (i). Sous
cette forme, le champignon a reçu de Desmazières le
nom de Sporonema phacidioides.
D a sy scypha Willkommii R . Hartig.
Le Chancre du Mélèze.
S y n . : F e f ï a W illk om m ii U a r u g . ^ H e lo t ium W illk om m i i Wett-
s te in . — D a s y s c y p h a c a ly c in a F u c k e l . — L a c h n e lla c a ly c in a Phill.
— T r ic h o s c y p h a c a ly c in a B o u d . — P e q iq a L a r i c i s R e hm . -
P e f g a c a ly c in a S c h um — P e f q a c a ly c in a v a r . L a r i c i s Chaillet.
Les D a sy sc y p h a sont des Pezizes dont les apothécies
ne sont pas sessiles comme celles des P s e u d o p e ffa ,
mais dont la partie en forme de soucoupe revêtue par
l’hyménium est portée par un pédicule bien distinct.
Elle s ont en outre cette particularité que leurs cupules
sont couvertes de poils.
Le Chancre du Mélèze ou maladie de l’écorce du Mélèze
a été d’abord étudiée par Willkomm (2) qui a
(1) Tulasne, Selecta Fungorum C a rp o lo g ia . I I I , p. 14 1-
(2) M. W illk om m , Die mikroseopischen F e in d e des Waldes, Dresden,
i 8 5 6 , p. 167 et S 3 ., Pl. X I -X IV .
observé et figuré très bien le parasite qui la produit,
bien qu’il l’ait à tort rapporté au genre Corticium, qui
n’a avec les Pezizes qu’une ressemblance extérieure.
M. R . Hartig (i) a rectifié et complété l’histoire du
parasite qu’il a rapporté aux Pezizes en lui donnant le
nom de P e \ i\ a Willkommii. 11 a reconnu que ce parasite
était voisin du P e 0 a c a ly c in a , qui vient sur le
Pin, le Sapin et l’Épicéa, mais qu’il en diffère par la
dimension de ses asques et de ses spores.
Le Chancre de l’écorce du Mélèze cause souvent, dans
les massifs de cette essence, de très graves dommages,
surtout dans les régions basses et humides.
Le mal se manifeste tantôt dès le printemps, quand
les bouquets d’aiguilles se développent, tantôt seulement
dans le cours de l ’été.
Le premier symptôme qui frappe les regards est la
teinte jaune que prend un rameau qui jusque-là paraissait
sain; si on examine la base de la branche dont les
aiguilles jaunissent et se fanent, on y trouve presque
toujours un écoulement de résine, qui se produit sur
un point où l’écorce est crevassée ou gonflée, tandis que
le reste de l’arbre paraît être entièrement sain.
Le rameau atteint par la maladie meurt par son extrémité,
puis la mort gagne jusqu’à la place où se fait l ’écoulement
de résine et où s’est produit le chancre. Sur
l’écorce morte et desséchée apparaissent de petits points
blancs de la taille d’une tête d’épingle, qui, quand les
conditions favorisent leur végétation se développent
en petites cupules de Pezize, blanches et velues à l ’extérieur
et d'un rouge v if à leur surface supérieure.
C’est bien à cette petite Pézize parasite qu’est dû le
(i) R. Hartig, Wichtige Krankhe iten der Waldbaeume. p. 98, 1874. {Untersuchungen
aus dem forstbotanischen Institut München, p. 63 et ss.
P l.IV , Lehrb. d e r Baumkrankheiten, p. 109, 18S9.