
claviformes, arrondis au sommet, longs de 9 0 à 1 25 a sur
12 à i 3 fj. de large (fig. 333 B.) A l’intérieur de chacun de
ces asques est contenu un faisceau de 8 spores bacillaires
un peu courbées, amincies par les deux bouts, mais non
pointues. Ces spores ont de 70 à 75 p. de long sur 3 à 4a
de large.
Le plus souvent, elles se montrent dans Tasque non
cloisonnées et remplies de nombreuses gouttelettes très
F i g . 3 3 3 . — O p h io b o lu s g r am in i s .
Aj Périthèces. — B, Asque. — C, Ascosporqe.
réfringentes; c’est à cet état que les a décrites M. Saccardo;
mais elles ne sont pas alors encore entièrement mûres.
A complète maturité, elles sont divisées en 4 compartiments
par 3 cloisons transversales. Ces caractères répondent
bien, aux cloisons des spores près, à la description
de M. Saccardo, et il ne paraît pas douteux que c’est bien
à Y Ophiobolus graminis que l ’on doit rapporter la Maladie
du Pied du Blé, au moins dans les environs de
Paris.
En Italie, une maladie qui paraît être fort semblable
a été observée par M. Cugini en 1880, aux environs de
Bologne, puis en 1890 auprès de Modène, et a été rapportée
par lui à une autre espèce, Y Ophiobolus herpotri-
chus.
D’après ses observations, au-dessous de la croûte noire
qui recouvre les chaumes et les gaînes inférieures des
pieds malades se forment, sous l’épiderme, de petits pelotons
d’hyphes, au milieu desquels naissent les périthèces
qui percent l’épiderme et se montrent au dehors
tout entourés de filaments bruns du mycélium. Ils sont
noirs, globuleux, elliptiques, ou presque coniques surmontés
d’une petite papille.
A l’intérieur sont des asques claviformes entremêlés
de paraphyses. Les asques sont plus grands et plus
minces que ceux de Y Ophiobolus graminis (i5o à 180 g
sur g à I o [A de large). Il en est de même aussi des spores
filiformes qu’ils contiennent, qui atteignent une longueur
de i 35 à i 5o jx, sur une largeur de 2 à 2,5 g, seulement.
H Ophiobolus herpotrichus diUtne ainsi par des caractères
bien nets de Y Ophiobolus graminis; mais ces deux
espèces peuvent bien attaquer également les Blés et y
causer des dommages fort semblables.
Le parasite qui produit la maladie du pied étant stérile
à l'époque de la moisson et ne produisant ses fruits
que pendant l’hiver, il conviendrait, pour mettre obstacle
à la propagation du m a l, de détruire les chaumes
aussitôt après la récolte. On peut espérer qu’en brûlant
les éteules dans le champ on obti^drait un bon
résultat. On détruirait en même temps le Chiendent et les
mauvaises herbes de la famille des Graminées qui peu-
(i) Cugini , S o p r a u n a m a la t t ia d e l f r um e n t o r ec en tem en te comp arsa
n ella p r o v in c ia d i B o lo g n a . {G io r n a le a g r a r io I t a lia n o , a n n o X I V , i 88o ,n » i 3.
14, et, B o lle t in o d e l la S ta z io n e a g r a r ia d i M o d en a , voi. I X , p. 46, Modena
i8go).
M A LA D IE S D E S P L A N T E S . — T . I I . 15
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