
le tube de rinstrumeiit, en le tournant en hélice, tout en
regardant par l’oculaire si une image vague apparaît dans
lechamp éclairé; puis on achève en abaissant et relevant
faiblement le tube à l’aide de la vis micrométrique fixée
à la colonne.
Les mouvements alternatifs très faibles d’élévation et
d’abaissement effectués à l’aide de la vis micrométrique
permettent de voir successivement avec une plus grande
netteté les parties supérieure, moyenne et inférieure des
objets, et de se faire une idée exacte de leur relief. On
s’habitue ainsi à juger et bien interpréter les images que
l’on voit. Il y a pour cela une habitude à acquérir que la
pratique seule peut donner. L ’étude et le contrôle des
faits décrits par des observateurs expérimentés permettra
toutefois d’acquérir plus rapidement ce tact spécial du
micrographe.
Il est extrêmement utile de s’habituer à dessiner les
objets à mesure qu’on les observe au microscope. On se
bornera souvent à un simple croquis destiné à fixer tel
détail intéressant que l’on risque de ne pas retrouver
plus tard pour l’observer dans d’aussi bonnes conditions ;
puis quand on a une préparation dont l’ensemble est
satisfaisant, on achève le dessin qui résume les divers
détails examinés. On peut dire qu’un fait étudié au microscope
n’est reconnu avec une entière sûreté que quand
on a pu en faire un dessin complet sans hésitation.
La chambre claire rend à l’observateur qui dessine de
très grands services. Il en est de plusieurs modèles qui
ne sauraient être décrits ici. Les unes, comme celle de
Edwards et Doyère,projettentrimageobliquement,et on
doit dans ce cas dessiner sur une sorte de petit pupitre
à surface inclinée pour n’avoir pas des images déformées ;
mais ces chambres claires ont l’avantage de pouvoir être
laissées constamment fixées au microscope; elles se placent
aisément au-dessus de l’oculaire; les autres, comme
celles d’Abbe ou d’Oberhauser, permettent de dessiner
sur un plan horizontal, mais à chaque opération on doit
retirer l’oculaire pour mettre la chambre claire à sa place
et mettre au point, puis, le croquis fait, retirer la chambre
claireet replacer l’oculaire pour continuer l’observation.
On peut dessiner soit sur une boîte, soit sur un livre,
pour mettre le papier à une distance convenable , plus ou
moins grande suivant la vue de l’observateur.
L ’usage de la chambre claire exige une certaine expérience.
Les commençants ne peuventque difficilement
distinguer à la fois l’image de l’objet projetée sur le papier
et la pointe du crayon qui doit en suivre les contours.
Il convient d’établir à peu près l’égalité de clarté
entre le champ du microscope et le papier sur lequel on
dessine. Quand le papier est trop clair, on peut l’ombrager
avec un objet qui sert d écran.
On s’habitue fort bien à observer au microscope et à
dessiner à la chambre claire en tenant les deux yeux
ouverts. Au début, les objets vus par l’oeil non employé
à l’observation troublent un peu, mais bientôt toute 1 attention
se porte exclusivement sur l’image observée et il
n’en résulte plus aucune gêne.
A l’aide de la chambre claire ,on trace un croquis dont
les proportions sont rigoureusement exactes, et on
achève ensuite le dessin en précisant les détails.
La chambre claire permet de mesurer à l’aide d’un
micromètre-objectif la grandeur des objets que l’on observe
au microscope. On nomme micromètre-objectif
un verre sur lequel se trouve gravé un millimètre divisé
en 100 parties. En mettant ce micromètre à la place du
porte-objet, sur la platine du microscope, on voit, quand
le microscope est au point, les divisions de centièmes de
millimètres; on les peut dessiner à la chambre claire et