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épaisseur; de là, les boursouflures, les saillies en forme
de cloque qui caractérisent cette maladie.
Quand la Cloque prend un développement considérable,
on constate que l ’altération du tissu ne porte pas
seulement sur les feuilles, mais aussi sur l’extrémité
jeune des rameaux qui sur une partie de leur étendue
deviennent épais et charnus. Dans ce cas, c’est le parenchyme
vert de l’écorce qui est le siège de la multi-
Fig . 179. — Exoascus deformans.
C e llu le s f e r t i l e s d e s t in é e s à d e v e n ir d e s a sq u e s se p r o d u i s a n t e n t r e l ’é p id e rm e e t l a c u ticu le*
plication anormale des cellules. Les parties profondes,
tout en prenant plus de développement qu’à l’ordinaire,
contiennent encore de la matière verte, mais les couches
les plus rapprochées de l’extérieur en sont dépourvues;
elles se sont multipliées exactement comme celles du
parenchyme de la feuille cloquée.
Au milieu de ces tissus hypertrophiés, on peut voir
se glisser entre les cellules des filaments de mycélium
composé de cellules généralement allongées, mais souvent
dissemblables, de forme irrégulière et parfois anguleuses;
elles sont plus ou moins dilatées, selon la la rgeur
de l’espace intercellulaire dans lequel elles se sont
moulées (fig. 180).
Ce mycélium est très ramifié ; ses branches se terminent
par de petites ramifications en forme de digitations
qui s’appliquent sur les parois des cellules nourricières,
sans jamais les perforer; il ne fait que s’allonger
dans l’intervalle des cellules, mais sa présence les irrite,
et c’est l’excitation qu’il produit qui les excite à grandir
et à se multiplier d’une façon anormale.
Les branches du mycélium voisines de la couche épidermique
s’enfoncent dans les intervalles de ses cellules
et parviennent jusqu’au contact de la cuticule qu elles
ne traversent pas tout d’abord. Elles s’étalent à la surface
de l’épiderrae sous la cuticule, et là se divisent
en cellules à peu près globuleu.ses, ou un peu anguleuses,
leurs faces contiguës devenant planes, lorsqu’elles
se pressent les unes contre les autres. Elles ne sont
pas disposées en files régulières, mais forment au-
dessus de l’épiderme une sorte de membrane lacuneuse,
la croissance en surface de i’épiderme ayant dissocié les