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f. i
on en voit apparaître toute une file sur la branche.
Le Gui cause particulièrement aux Pommiers et
Poiriers assez dédommagé pour qu’il y ait grand intérêt
à les en préserver. 11 convient d’enlever chaque année
avec soin, à l’hiver quand on émonde les arbres, toutes
les branches qui portent des touffes de Gui. 11 ne suffit
pas d’enlever les touffes seules en cassant leur tige à sa
base. On détruit ainsi, il est vrai, des pousses couvertes
de fruits, et on entrave les réensemencements; mais
les parties du parasite implantées sous l’écorce en donneront
de nouvelles qu’il faudra détruire encore. On
devra n’agir ainsi que pour les touffes portées sur le tronc
ou sur de grosses branches que l’on ne peut couper
sans danger pour l’arbre, mais si on a soin de visiter
avec soin les arbres et d’enlever chaque année tous les
jeunes rameaux qui portent des pieds de Gui, comme les
germinations du parasite, incapables de pénétrer à travers
l’épaisse écorce crevassée des grosses branches,
n’infectent jamais que des rameaux jeunes, on préservera
le verger de toute nouvelle invasion. Le Gui n’existant
plus que sur les grosses branches des vieux arbres et
dépouillé chaque année de ses touffes chargées de fruits
ne tardera pas à disparaître.
Pour éviter toute nouvelle apparition de Gui sur les
arbres à fruits, il serait bon d’enlever aussi les touffes
de Gui dont sont chargés les Peupliers et divers autres
arbres, car les oiseaux en rapportent les graines qui
germent sur les arbres des vergers; mais cette destruction
est souvent assez difficile.
Bien pratiquée, même seulement sur les arbres à fruits,
la destruction du Gui est efficace et il est à souhaiter que
les cultivateurs ne négligent pas de pratiquer chaque
hiver cette utile opération.
EXPOSÉ SYN O P T IQ U E DES C A R A C T È R E S
G ÉN É R IQ U E S DES CHAMPIGNONS É T U D IÉ S
DANS CE L IV R E .
CHAMPIGNONS
Végétaux cellulaires parasites ou saprophytes, dépourvus
de chlorophylle, ayant un mycélium filamenteux
formé d’hyphes simples ou cloisonnées.
PHYCOMYCÈTES
Champignons munis d’un mycélium ordinairement
non cloisonné. Parasites, rarement saprophytes, ayant
une génération agame (zoospores et conidies) et une
génération sexuelle (oogone et anthéridie ou zygospores).
CHYTRIDIÉ ES
Hyphes nulles ou mal développées et alors sporanges
sans mycélium, reproduction agame par zoospores.
Zoospores sortant par une ouverture du sporange. Sporanges
à parois épaisses quiescents, se ranimant plus tard
pour produire comme les autres des zoospores. Parfois
union de deux sporanges et mélange de leur contenu
pour former une oospore.
Olpidium.
( É t y m . : O lp is, v a s e à h u i l e .)
Sporanges arrondis ou arrondis-allongés, vivant dans
les tissus des plantes ou des animaux. Zoospores éva