
nètrent entre elles dans letissu sous-jacent, où ils se
développent puissamment, traversant sans obstacles les
parois des cellules qu’ils corrodent et désorganisant rapidement
tout le tissu de 1 écorce.
Pour la Luzerne comme pour la Betterave, là où on ne
F ig . 287. — Rhizoctonia violacea.
Corps miliaire sur la Luzerne.
trouve sur la racine qu’un revêtement arachnoïde violet
sans corps miliaires, le tissu sous-jacent reste intact, ce
n’est que sous les corps miliaires que la pénétration de
la Rhizoctone a lieu et que la désorganisation du parenchyme
de la racine se produit. Isolés, les filaments
byssoïdes du mycélium ne peuvent traverser 1 écorce.
C'est l’action exercée par le tissu du corps miliaire sur
la couche superficielle de la racine qui seule y rend possible
la pénétration du parasite.
On voit que c’est bien à tort que l’on a supposé que
les filaments déliés qui parcourent les tissus altérés de
la racine et la corrodent vont former au dehors les petits
corps que l’on a considérés comme des périthèces
stériles et incomplètement formés. Ces corps n’ont avec
les périthèces des Sphæriacées qu’une ressemblance toute
superficielle. Leur organisation rappellerait plutôt celle
des suçoirs des parasites phanérogames mais ils sont
surtout analogues aux petits sclérotes du Rosellinia
quercina, grâce auxquels se fait la pénétration du
mycélium à l’intérieur de la racine pivotante des plants
de Chêne. Ce sont, de même, des organes spéciaux
chargés exclusivement d’assurer la pénétration de la
Rhizoctone à l’intérieur de la plante nourricière.
On a consideré comme fructifications de la Rhizoctone
violette de la Luzerne, non seulement les pycnides désignées
par Fuckel sous le nom de Byssothecium circinans
Fuckel ou Hendersonia Medicaginis Saccardo
[Hendersonia circinans), mais une torme conidienne,
Lanosa nivalis de Fries et une forme parfaite le Lepto-
sphaeria circinans (Fuckel) Sacc., qui ne devrait pas être
confondue avec VAmphisphaeria :{ebrina De Not.; mais
il n’est pas bien sûrement établi que ces diverses fructifications
correspondent à la forme stérile que constitue
le Rhiqoctonia violacea Fuck. Les périthèces ont
été observés par Fuckel en automne sur des racines entièrement
pourries d’une Luzerne tuée par la Rhizoctone.
Ce n’est pas là une preuve suffisante pour attribuer
le périthèce de la Sphæriacée à la Rhizoctone violette;
de nouvelles observations sont nécessaires pour trancher
cette délicate question.
La Rhizoctone violette fait des dégâts parfois notables
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