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emettent un ou deux tubes de germination qui peuvent
se ramifier (fig. 262).
^ Quand on fait germer ces conidies en les laissant plusieurs
Jours dans une atmosphère humide, on peut voir
se former à l ’extrémité des tubes de germination qu’elles
produisent ou de leurs ramifications des conidies secondaires
qui peuvent demeurer à l ’état de vie latente sans
périr et qui sont encore capables de produire l’infection
si elles sont portées sur une fleur de Seigle, dans
des conditions convenables.
Les spores contenues
en quantité prodigieuse
dans le suc
visqueux qui coule
des fleurs envahies
par la Sphacélie sont
portées dans les autres
fleursleplus souvent
sans doute par
les nombreux insectes
F i g . 2 6 2 . — E r g o t d u S e i g l e .
C o n id ie s d e I n f o rm e S p h a c e lia g e rm a n t, à u n t r è s f o r t
g r o s s is s em e n t ( d ’a p r è s i l . K U lin ),
qui sont très friands du miélat du Seigle. MM. Bonorden
en i 8 5 8 , Kühn en i 8 63, Roze en 1870 ont fort
bien réussi à infecter artificiellement des épis de Seigle
sains, en y portant du suc sécrété dans un autre épi dont
le développement avait été plus précoce. Huit jours
après 1 opération, les épis infectés exsudaient à leur
tour le suc visqueux et avaient leur jeune ovaire envahi
par la Sphacélie.
Tandis que le développement de la Sphacélie qui a
une tendance à s’élever dans la paroi de l’ovaire s’achève
et que de sa surface se détachent des myriades de conidies,
un phénomène nouveau se produit à sa partie
inférieure. Les filaments de son mycélium s’y multi-
plient et s’y ramifient beaucoup, en se contournant et se
serrant les uns contre les autres. Ils se divisent en même
temps par des cloisons transversales, de façon à constituer
un corps celluleux compact, qui n’est autre que le
rudiment de l’Ergot. Pendant que la structure du tissu
du champignon subit ainsi une transformation essentielle
que ses filaments s’épaississent et se remplissent
de nombreuses gouttelettes d’huile, il se forme aumur
de la surface de la petite masse une couche corticale
composée de filaments qui se disposent parallèlement,
ne s’épaississent pas, ne se remplissent pas de gouttes
d’huile, mais prennent une couleur d’abord rougeâtre,
puis violette. Cette coloration commence à la base du
corps et se propage en remontant vers le haut à mesure
que la transformation des filaments du mycelium en
Errot s’avance, de telle façon que la coloration est intense
à la partie inférieure, tandis que la partie supérieure,
en voie de formation, est à peine grisâtre. ^ _
Le jeune Ergot est ainsi à son origine revêtu du Hssu
de la Sphacélie; il se forme dans son intérieur, mais en
grandissant, il l’élève et finit par la porter à son sommet
avec les débris de l’ovaire du Seigle qu’elle enserre.
Quand le jeune Ergot atteint sa taille définitive, la
multiplication et la transformation des filaments de mycélium
en tissu de sclérote s’arrête et l’Ergot forme se
sépare de la Sphacélie en achevant de se limiter a son
sommet par la couche corticale c o l o r é e en noir violet
Pendant que l’Ergot se constitue ainsi, la Sphacelie
cesse peu à peu de produire des conidies et d excreter
le liquide visqueux; elle se dessèche et se racornit au
pointe de ne plus être représentée que par une sorte de
petite coiffe qui couronne le sommet de 1 Ergot entièrement
développé et s’en détache même plus tard le plus
souvent.
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