
Si' 1
If
seules sont chargées de la propagation de la maladie
parties aériennes aux tubercules.
Tombant dans une goutte de pluie ou de rosée, elki]
germent rapidement en émettant chacune une dizain^
de zoospores; quand le temps est pluvieux, l’eau qiiil
tombe sur le sol après avoir mouillé les feuilles emporte,
en grand nombre, soit les conidies soit les zoosporese:
quand le sol est meuble et poreux, elle entraîne en y cok
lant des corps reproducteurs du Phytophthora qui voir
germer à la surface de jeunes tubercules et y faire pénétrer
l’infection.
De nombreuses expériences ont démontré que l'on pet
infecter facilement les tubercules avec des conidies de
feuilles, soit en répandant sur le sol où on a planté
tubercules sains, de l ’eau dans laquelle on a trempé
fanes de Pomme de terre couvertes de taches de maladie,
soit en semant directement des conidies sur la surfact
humide des tubercules (i).
La température et le degré d’humidité de l’air ont sui
la production des conidies du Phytophthora infestm
une influence considérable. Tous les cultivateurs saveit
que c’est par les temps humides et chauds que la maladie
fait les plus grands et les plus rapides progrès dans
les champs de Pommes de terre. M. Jensen a fait, au sujei
de l’influence qu’a la température sur la formation et
germination des conidies du Phytophthora, des expériences
fort intéressantes.
Il plongeait des rondelles de Pomme de terre dan:
del’eau contenant en suspension de nombreuses conidies
de Phytophthora, puis après les avoir infectées ainsi
(I) J . L . Jen sen , Moyens de combattre et de d é tru ire le Peronospora iOi
pomme de terre. — Mémoires de la société d ’A g ricu ltu re , t. CXX.tl
Paris 18 8 7 .
les renfermait dans des flacons à large col bouchés avec
du coton et les exposait à des températures diverses
variant entre 2“ et 26“ ou 28“.
Il reconnut ainsi qu’il ne se forme pas de nouvelles
conidies à une température inférieure à 5°; qu’au-dessus
de 7“ le champignon fructifie avec une rapidité qui croît,
a v e c l’élévation de la température, jusqu’à 22“ 5 ; à partir
de ce point on remarque un ralentissement, puis au delà
les spores meurent; elles sont tuées par la chaleur, et cela
d’autant plus rapidement que la température est plus
élevée; à 40° deux heures suffisent pour les faire périr.
La température de 1 8° à 20“ est tout à fait favorable à la
multiplication du parasite quand, bien entendu, l’air est
saturé d’humidité, comme cela avait lieu dans les expériences
de M. Jensen.
A l’air sec, aucune fructification ne se produirait.
Les spores disséminées par un temps sec perdent fort
rapidement la propriété de germer. En général, dans de
telles conditions, les conidies formées à la fin de la nuit
' sont déjà mortes au bout de la journée suivante. Dans la
terre humide elles peuvent conserver pendant plusieurs
jours leur pouvoir germinatif.
Les conidies produites sur les feuilles des Pommes de
terre dans les champs, peuvent infecter les tubercules
soit dans la terre quand elles, ou les zoospores qui en
proviennent, sont amenées à leur surface par l’eau qui
s’infiltre dans le sol après les pluies, soit sur le sol au
moment de l’arrachage.
Dans le sol, ce sont toujours les tubercules qui sont
placés à une faible profondeur qui sont le plus fréquemment
infectés par la maladie.
La terre arrête au passage un grand nombre des conidies
qui peuvent tomber à sa surface. M. Jensen a fait de
nombreuses expériences pour déterminer quelle épais-
'
h"
{
I '
•i Y
I : ; L
î F-'
1.' . .'■■•r