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Le Phytophthora est donc resté longtemps confiné
dans les Andes sans pouvoir se répandre dans le reste
du monde. Ce n’est que quand les voyages sont devenus
plus rapides, grâce à la navigation à vapeur, et que l'on
a pris des précautions particulières pour que les voyageurs
aient moins à souffrir de la chaleur, que quelques
pommes de terre malades placées sans doute dans un magasin
voisin d’un dépôt de glace destiné à faire rafraîchir
les boissons pour l’usage des passagers, auront pu
franchir la zone préservatrice en échappant à l’action de
la chaleur. Le mycélium du Phytophthora aura pu ainsi,
grâce à ces circonstances exceptionnelles, être apporté
fivant en Europe et dans l’Amérique du Nord probablement
vers 1840. En 1840 et 1 842 la maladie de la Pomme
de terre était signalée çà et là à Boston, en Amérique, en
Norwègc et en Danemark; Martius l’étudiait en Bavière
en 18 4 F et en 1845 elle éclatait par toute l’Europe avec
une intensité inouïe.
Le Phytophthora infestans attaque la Tomate comme
la Pomme de terre; il produit sur ses feuilles des lésions
semblables à celles des fanes de la Pomme de terre. Elles
se marquent de taches brunes qui se dessèchent. Les
fruits se tachent de même et pourrissent. Dans les jardins
de la région où l’on cultive la Pomme de terre, dans
le nord et le centre de la France aussi bien que dans le
midi où la culture de la Tomate prend dans les champs
une extension considérable, la maladie a fréquemment
détruit toute la récolte; mais on est assuré aujourd’hui
de la combattre avec succès par les traitements cupriques.
On a vu le Phytophthora infestans se développer sur
la Douce-amère [Soianum duicainara] et sur diverses
solanées exotiques, et aussi sur des plantes exotiques de
la famille des Scrofularinées; mais sur aucune de ces
plantes, pas plus que sur la Tomate ni sur la Pomme de
terre, il n’a produit de spores d’hiver.
Peronospora.
Les Peronospora ne diffèrent des Phytophthora que par
le mode de développement de leurs conidiophores. Tandis
que dans les Phytophthora les conidies sont formées
successivement et que chaque filament fructifère est
composé de ramifications successives qui pvoussent dans
le prolongement l’ une de l’autre, dans les Peronospora,
l’arbre conidiophore, souvent fort ramifié, porte en une
seule fois toutes ses conidies à l’extrémité de ses raniules
qui ne s’allongent plus après avoir porte fruit. Du reste,
Peronospora, comme les Phytophthora, outre les
conidies qui germent tantôt en produisant des tubes,
tantôt en donnant naissance à des zoospores, forment
aussi à l’arrière-saison des spores d’hiver qui sont des
oeufs produits à la suite d’une véritable fécondation
sexuelle.
Peronospora v itico la (Berk, et Curt.) de Bary,
(Mildew ou Mildiou).
Syn. : B o t r y t i s v i t ic o la Derk et Cu r t . - P la sm o p a r a v it ic o la
B c r l . et de T o n i .
Le Peronospora delà Vigne est un champignon d’origine
américaine comme le Phytophthora de la l’ omme
de terre. Il causait des dégâts considérables dans les vre
gnobles du Nouveau-Monde avant d’avoir été introduit
dans ceux de notre pays. Désigné d’abord sous le nom
de Botrytis viticoia par Berkeley et Gurtis, il a été exactement
observé et décrit sous le nom de Peronospora
MA LADIES D E S P L A N T E S . 7
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