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Le bois altéré perd toute consistance, les vents, le
poids de la neige, brisent aisément les arbres dans les
places où ils sont envahis par le mycélium du Polypore.
Ce mycélium est formé dans les parties du bois
récemment envahies et colorées en brun, où il trouve
une riche nourriture, d'hyphes épaisses, d’un jaune
brunâtre à cloisons rap-
F i g . 1 4 3 . — M y c é l iu m
DU P o lyp o ru s H a r t ig ii
DANS LES PARTIES BRU NES
DU BOI S AT TAQUÉ .
F ig . 144- — B o i s t r è s p r o f o n d é m e n t
CORRODÉ PAR LE MYCELIUM DU Polypomis
H a r tig ii.
prochées et qui portent de nombreuses ramifications
courtes , s’enfonçant souvent par les ponctuations
dans les trachéides, à l’intérieur desquelles elles
forment des amas inextricables d’hyphes entortillées
(fig. 143). Dans les bois plus profondément altérés, on
ne trouve que des lacis de fils d’une excessive ténuité
qui remplissent entièrement les trachéides (iig. 144);
sous leur action, les parois sont corrodées, elles se percent
de trous plus ou moins gros, la lamelle primaire se
sépare des couches d’épaississement et se dissout, puis
ces dernières qui sont restées quelque temps isolées.
i
s’amincissent de plus en plus et se dissolvent à leur
tour.
Si l’on veut tenter d’arrêter le développement de
la maladie, on devra non seulement abattre les arbres
sur lesquels se montrent des çhapeaux du Polyporus
H a rtig ii, mais encore ceux sur lesquels le P erid ermium
elatinum a produit des chancres, puisque le Polypore
pénètre d’ordinaire par ces points et en fait des
foyers d’infection de cette pourriture blanche qui ôte
aux Sapins toute valeur.
P o lyp o ru s b o re a lis Fries.
S y n . ; Boletus borealis Wahlenb. — Boletus albus Schæf.
C’est encore un parasite des arbres résineux qui a été
étudié par M. R. Hartig. Il attaque le Sapin et l’É picéa.
L ’infection produite sur une plaie du tronc au-dessus
du sol, peut atteindre une partie considérable de
l’intérieur de l’arbre. La limite entre le bois altéré et
le bois sain est encore marquée par une ligne brunâtre
foncée. Au delà, le bois infecté est d’un jaune brun,
et quand l’altération devient plus grande, il se montre
coupé, à intervalles réguliers par de petites lames
horizontales de mycélium blanc, épaisses surtout
dans le bois de printemps. Sur une coupe radiale elles
présentent dans chaque couche annuelle la figure d’un
coin dont la pointe est dans le bois d’automne et la
base dans le bois de printemps. Si 011 laisse à l’air humide
le bois altéré, le mycélium qu’il contient forme à sa
surface une peau épaisse d’abord blanche, puis d’un
blanc jaunâtre. M. R. Hartig n’a observé les récepi:
iv .