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tiennent pas, comme les Algues, de la matière verte; iU
ne peuvent pas, comme elles, créer de la matière organique
à l’aide des éléments contenus dans l’atmosphère,
de l’eau et des sels minéraux du sol, et ils doivent se
nourrir des substances que les autres végétaux ont
organisées.
Quand ils les puisent dans les débris plus ou moins
désorganisés du corps des plantes mortes, on dit qu ils
sont saprophytes; quand ils les w n t chercher dans les
tissus des plantes vivantes, on dit qu’ils sont parasites.
Du reste, il n’y a pas de limites tranchées entre la vie
parasite et la vie saprophyte. Souventle Champignon tue
les tissus vivants avant de vivre à leurs dépens, ou
bien peut se nourrir tantôt dans un milieu non organisé,
mais où il trouve de la matière organique, tantôt
dans un végétal vivant.
Auprès des Champignons, vivant comme eux soit en
parasites véritables, soit en saprophytes, sont des êtixs
d ’une extrême ténuité, mais dont l’importance dans l’u-
mivers est immense, ce sont les Bactéries. On les a rattachées
aux Champignons sous le nom de Schi:{omycètes,
parce qu’ils se multiplient par scissiparité. Mais il parait
plus naturel de les rapprocher des Algues avec lesquelles
elles ont plus d’analogie de structure et d’organisation,
bien qu’elles vivent plutôt à la façon des Champignons.
Les Bactéries sur lesquelles les travaux de M. Pasteur
ont attiré tout particulièrement l’attention publique,
et que l’on a si souvent désignées avec lui sous le
nom vague de microbes, sont la cause non seulement
de fermentations, comme les fermentations acétique,
lactique, butyrique, etc. et de fermentations putrides,
mais de nombreuses maladies infectieuses de l’homme et
des animaux telles que la pébrine et la flacherie des
vers à soie, le charbon du bétail, le choléra des poules,
le rouget du porc, la tuberculose, la fièvre typhoïde, le
choléra, le tétanos, la diphtérie, etc.
Les Bactéries ne paraissent pas attaquer les plantes
d’une façon aussi fréquente ni aussi grave que les animaux.
C’est le plus souvent à des Cryptogames d’un
autre ordre, à des Champignons proprement dits, que
sont dues les maladies épidémiques des végétaux. Ju s qu’ici
on n’a rapporté d’une façon bien certaine à des
Bactéries qu’un nombre assez restreint de maladies de
plantes. 11 est cependant avéré que des Bactéries peuvent
envahir le corps de végétaux vivants et y causer des
altérations de la plus grande gravité et il est probable
que, dans bien des cas où les plantes sont atteintes
d’un mal inconnu, la ténuité extrême des Bactéries
et la grande difficulté de les distinguer dans l’intérieur
des tissus végétaux ont fait méconnaître leur présence.
Les Bactéries sont de très petits végétaux d’une extrême
simplicité. Ce sont des cellules rondes ou allongées en
cylindres plus ou moins longs, isolés ou réunis en fils
ou eu groupe, et dont le diamètre est le plus souvent
inférieur à un millième de millimètre (i).
Ces cellules sont constituées par une petite masse de
protoplasma qui paraît homogène et qui présente les
réactions connues des matières albuminoïdes.
Vues en masse, les Bactéries sont le plus souvent incolores;
quand elles sont contenues en grande quantité
dans un liquide, elles y produisent un trouble de nuance
blanchâtre ou opalescente, mais il y a des Bactéries que
l’on dit chromogènes, qui sécrètent des matières colo-
( I) P our la description des objets très ténus, tels que les Bactéries, les
Spores des champignons, e tc., on a coutume de prendre pour unité de longueur
le millième de millimètre que l'on nomme micromillimètre et que
l'on représente par la lettre grecque p..
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