
surmontés d’une chambre à air isolée par une paroi
épaisse (tig. 89). L ’aspect de la partie terminale des asques
de Dematophora telle que l’a figurée M. Viala
et qui est reproduite (fig. 281) rappelle à la pensée l’épaississement
en forme de bouchon bleuissant par l’iode
que l’on trouve dans les Rosellinia quercina et aquila.
Asques et paraphyses se résolvent en une masse gélatineuse,
dans laquelle sont noyées les spores.
Ces spores au nombre de 8 par asque sont disposées
en une file longitudinale. Elles sont en forme de navette
un peu arquée, plus bombée sur une des faces et d’un
brun noir, elles ressemblent beaucoup à celles du Rosellinia
aquila. Leur longueur moyenne est de 40 ¡x ; leur
diamètre moyen au centre de 7 [x.
Bien que le manque d’ostiole au périthèce ait paru à
M. Viala justifier le rapprochement du Dematophora
du groupe des Tubéracées et la création d’une famille
spéciale des Dématophorées, le Dematophora necatrix
présente par tous les autres caractères une si grande
analogie avec les Rosellinia aquila et quercina, qu’il ne
paraît guère possible de l’écarter de ce genre. Du reste,
l’existence d’une ostiole peut avoir été méconnue, car
M. Viala n’a eu à sa disposition pour l ’étude qu’un très
petit nombre de périthèces, et nul autre observateur n’a
pu jusqu’ici en étudier après lui. 11 est donc permis, avec
M. Berlèse (i) de soupçonner que des observations ultérieures
justifieront le changement du nom de Dematophora
necatrix en celui de Rosellinia necatrix.
Le Pourridié produit par le Dematophora necatrix
cause de grands ravages dans les Vignes, surtout quand
elles sont dans un sol humide qui favorise particulièrement
la croissance du mycélium hors de la plante dans
le sol et l’infection des plants voisins.
(i) Berlèse, bp. cit., p. 127.
Sur les Mûriers, confondu avec le R o s e llin ia a quila ,
il produit de même, selon les conditions de sa végétation,
des formes plus ou moins graves de la maladie des i a c i-
nes U cause aussi la mort des arbres fruitiers, dont il attaque
les racines sans qu’on ait trouvé jusqu’ici de moyen
efficace de le combattre. Les traitements par le sulfure de
carbone qui ont été recommandés, sont sans action sur le
mycélium du Dematohpora. On devra arracher les pieds
auaqués, extraire autant que possible tous les debiis de
racine, les accumuler dans le trou d’arrachage, y ajoutai
quelque menu bois et les brûler la chaleur étant e
m o y l le plus efficace de détruire les filaments de R h izoctone
q u i restent dans le sol. _ _
Il conviendra en outre d’assainir le sol, ca ri humidité
est la condition qui favorise le plus le développement de
tous les Poui-ridiés.
Une autre espèce de Dematophora a été découverte
par M. Viala dans les vignobles à sol sablonneux de la
légion du midi de la France.^ H lui a donne le nom de
Dematophora g lom e ra ta ; il n en a pas observe
à périthèces. Les conidiophores du Dematophora glomerata
n’ont pas leurs branches fructifères ramifaees deje-
tées et étalées comme celles du Dematophora n ecatrix ,
les branches chargées de conidies sont au Y ® ®
glomérées sur la hampe cylindrique, qu elles revetent
d’une couche épaisse et continue.
Le Dematophora glomera ta produit des_ sclerotes fort
différents de ceux du D. n e c a t r ix ; ils ne naissent pas sui
la plante attaquée, mais sur le mycélium.
Comme le Dematophora n ecatrix , le D. p lomei a
cause la mort des Vignes qu’ ilattaque. Il se développe plus
lentement et son action est moins intense. Mais il p amt
pouvoir végéter assez activement dans des milieux