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nides sont des fructifications non de VErysiplie, mais
d’un champignon parasite de VErysiplie, dont les hyphes
pénètrent dans les filaments du mycélium et fructifient
à l’intérieur des cellules de VOidium en y formant un
conceptacle à paroi mince formée d’une seule couche de
cellules comme sont les pycnides du Fumago.
Ce parasite des Oidium a reçu le nom de Cicinnoboius
Cesatii (fig. 216).
P É R IS PO R IÉ E S
Les Érysiphées forment parmi les Périsporiacées un
groupe bien naturel de champignons essentiellement parasites.
On réunit sous le nom de Périsporiées d’autres Périsporiacées
pour la plupart saprophytes, parmi lesquelles
nous devrons mentionner particulièrement des espèces
du genre Capnodium qui, étendant sur les feuilles et les
tiges de toutes sortes de plantes un mycélium d’un brun
foncé, y forment un revêtement noir semblable à delà
suie ou à du noir de fumée. Bien que n’étant pas parasites
à vrai dire, ils causent néanmoins aux plantes qu’ils
couvrent, un assez grand dommage. Mais 11 y a parmi les
Périsporiées de véritables parasites dont le mycélium
pénètre à l’intérieur de plantes cultivées et les tue.
Tel est un champignon, le Thielavia basicola, observé
en particulier par M. Zopf sur le Lupin, le Pois et diverses
autres plantes.
Thielavia basicola Zopf.
Ce Champignon dont l’organisation fort curieuse a été
bien observée par M. Zopf (i) attaque les racines et le
(i) W .Z o p f, Ueber die Wiir'{elbraeHne d e r Lupinese, eine neue Pil:;krank-
h e it. — Z e itsch r. f i i r P jîan ien-K rankh c iten, I, p. 72 et ss.
bas de la tige des Légumineuses. C’est particulièrement
sur le Lupin que M. Zopf en a suivi le développement.
Les premiers symptômes de la maladie sont le brunissement
des parties souterraines du Lupin. Les racines,
en même temps qu’elles se colorent en brun
noirâtre se désorganisent et prennent la consistance
molle des tissus végétaux qui pourrissent; quand on
cherche à arracher du sol les plantes attaquées, on les
déchire entre la tige et la racine.
Les plantes dont les racines commencent à s’altérer
ainsi, prennent un aspect maladif, leur tige est grêle,
leurs feuilles petites et jaunâtres; elles fleurissent peu et
mûrissent mal leurs graines.
La même maladie des racines a été observée par
M. Zopf sur diverses espèces de Lupins, sur le T rigo -
neiia coeruiea, V Onobrychis c r is ta g a ili, le Pois cultivé,
et aussi sur le Senecio eiegans, dans le Jardin
botanique de Berlin. Elle présentait sur toutes ces
plantes les mêmes caractères.
Le mycélium du parasite pénètre profondément dans
le tissu des racines et de la partie hypocotylée de la
tige ; ses filaments percent la membrane des cellules de
l’écorce, les remplissent de leurs ramifications et les
tuent, réduisant ainsi le parenchyme cortical en une
masse brunâtre; puis l’altération pénètre plus profondément,
gagnant le liber, le cambium et même les rayons
médullaires du bois dont les cellules sont envahies et
tuées.
Les fructifications du Thielavia sont multiples : des
formes conidiennes se montrent principalement à la
surface de l’écorce, des périthèces se développent dans
les couches extérieures du parenchyme cortical.
Les conidies sont de deux sortes, les unes incolores,
les autres brunes (fig. 217).,
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