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Si on examine an microscope les places attaquées, oi
y voit un mycélium qui rampe entre les grandes cellt
les remplies d’amidon, comme dans les feuilles. C’est,
surtout autour des places brunes, là où ni le plasma d(i
cellules ni leurs parois n’ont encore bruni que le myce
lium est en pleine croissance et là encore on a bien!;
preuve que le champignon ne se développe pas dansk.
tissus altérés mais bien au milieu des cellules vivaiitJ
dont il cause l’altération.
Les hyphes du mycélium du tubercule peuvent pr
duire des conidies aussi bien que celles des feuilk
Si on coupe une tranche de Pomme de terre malade:
qu’on la place à l’humidité sous une petite cloche i
verre ou la voit bientôt se couvrir, plus ou moins rap
dement selon la température, d’un duvet blanc formé!
conidiophores et tout pareil à celui que l’on voit autoi
des taches noires des feuilles (fig. 40).
11 est donc absolument établi que les taches brun,
des Pommes de terre, premier symptôme de la malad
des tubercules, sont dues à la pénétration dans leur tiss:
du parasite qui produit les taches noires et le desséch
ment des feuilles et des tiges. Quand son mycélium
pénétré par un point de la surface du tubercule, il
gne de proche en proche dans toute la pulpe en prodoi
F u t rapidement derrière lui le brunissement, le ramolli:
sement et la désorganisation du tissu. Les Pommes
terre tuées par le Phytophthora sont en outre bienti
envahies par de nombreuses végétations saprophytes
en particulier par des Bactéries qui en hâtent beaucoii,
la décomposition etcausenttoutparticulièrement laGa:
grène humide, maladie qui peut se produire aussi surf
tubercules qui n’ont pas été attaqués par le Phytophthm
Les feuilles et les tiges sont attaquées les premièrej.
l’infection se propage ensuite le plus souvent des paitii|
a é r ie n n e s aux tubercules. Toutefois
la maladie des tubercules
n’est pas nécessairement la
conséquence de l’invasion des
feuilles par le Phytophthora. Il
n’est pas rare de trouver des tubercules
sains au pied d’une
touffe dont les feuilles sont desséchées
et noircies par la maladie.
Ou avait d’abord pensé que
le mal développé dans les feuilles
gagnait de proche en proche
et se propageait en descendant
'de la tige aux tubercules (i).
i ’examen seul des premiers
Fymptônies de l’apparition du
mal dans les tubercules contredit
absolument cette supposition.
Ce n’est pas à l’endroit
(par où ils communiquent avec
la tige, mais sur des points de
leur surface souvent très éloignés
de leur point d’attachc,
qu’apparaissent les taches brunes,
Le mycélium du champignon
ne pénètre pas de la tige
malade dans les tubercules : ce
sont les conidies produites en
nombre infini sur les feuilles,
quand le temps est humide, qui
F ig . 4 0 . — Phytophthora
infestans.
Mycélium (Vuu tubercule de Pomiuc
de terre produisant uu conidiophore.
(D’ après M. Prank.)
(I) Ch. Morren, I n s t r u c t i o n s po pu la ires s u r les moyens d e combattre la
maladie actuelle de la Pomme de te rr e . Bruxe lles-Gand -Liège . 1845.