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de-Calais. En Allemagne elle est désignée sous le nom
de maladie-mosaïque. Elle est caractérisée par des taches
où le limbe est décoloré; bientôt ces places se dessèchent
et forment des macules d’un jaune grisâtre dont le pourtour
est marqué par une bordure plus colorée où les
cellules sont subérisées et qui limite le foyer d’infection.
C’est cette dernière forme qui s’observe le plus
généralement dans le sud-ouest de la France où on
donne à cette maladie le nom de Nielle.
Dans les cellules des taches est un Bacille court, de
2/3 u de longueur qui dans les cultures s’organise en
chaînettes. Son milieu de culture devient jaune, mais ne
se colore jamais en vert.
Maladie bactérienne du Mûrier.
MM. Boyer et Lambert (i) ont signalé dans les pépinières
une maladie des jeunes Mûriers due à une Bactérie
qu’ils ont nommée ■Bacterium Mori.
Elle compromet l’existence des plants en arrêtant le
développement des rameaux. Cette affection se manifeste
extérieurement par des taches d’un brun noir
réparties en des points quelconques sur la face inférieure
des feuilles et sur les rameaux. Sur les rameaux,
ces taches de formes variées, mais ordinairement allongées,
sont déprimées ; elles se creusent en forme de
chancres plus ou moins profonds et atteignent parfois
jusqu’à la moelle.
Très fréquemment, les altérations débutent par le
sommet des rameaux qui semblent alors carbonisés sur
une longueur de quelques centimètres et se courbent
U) S u r deux maladies nouvelles du Mûrier. Comptes rendus de VAcad.
des Sc.j 2 1 août i 8g3 , t. C X V I I , p. 342.
en crosse. Sur les feuilles les taches des nervures se
creusent comme celles des rameaux.
Le Bacterium Mori se rfiultiplie en colonies serrées
que l’on voit limitées par les cellules brunies et tuées
par le parasite. Parfois les taches envahies sont cernées
par une zone de liège faisant séquestie.
Cette Bactérie a été cultivée à la surface de milieux
Aolides stérilisés, elle y a produit des colonies hémi-
'sphériques, d’abord d’un blanc hyalin, puis passant au
jaunâtre. Par inoculation de cette Bactérie, on a produit
des taches dans le parenchyme et dans les nervures des
feuilles du Mûrier. _
Il est fort probable que la maladie décrite par MM.
Boyer et Lambert ne diffère pas de celle qui sous le
nom de Maladie des branches, attaque les Mûriers dans
l’Ardèche et quelques autres départements séricicoles.
Cette affection doit être distinguée de symptômes assez
analogues que peuvent produire les altérations des racines.
Maladie bactérienne des Tomates.
Dans bien des points du nord et du centre de la
France, à Reims, à Tergnier à Montrichard, etc., les Tomates
ont été dévastées par une maladie bactérienne qui
attaque et gangrène leurs fruits en voie de croissance.
Les jeunes Tomates brunissent par leur partie supérieure,
le centre de l’altération est l’insertion du style ; à partir
de ce point la pourriture de la chair s’étend en cercle
progressivement sur tout le fruit (fig. 6).
Les cellules du fruit attaqué contiennent en quantité
un Bacille de 2/3 9. à sur 1/2 h- à i /3 9. qui, dans les