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profondes porte, à l’extrémité (fig. Sgq) de pédicelles
filiformes, de taille très variable, mais souvent fort longs,
des conidies oblongues ou ovoïdes, septées, le plus souvent
divisées en 4 loges, dont les deux du milieu, plus
grandes, sont brunes
et les deux terminales
incolores. Celle
du sommet porte à
son extrémité une
sortede cil qui, leplus
souvent, se ramifie à
sa base, de telle façon
que la spore porte
ordinairement 2 ou 3
cils terminaux, plus
rarementq, ou même
5. Ces spores ont,
d’après M. von T u beuf,
18 à 20 a de
long sur 6 ¡X de large.
11 considère ce
Pestalo0 a comme
différent du Pestalo-
0 a truncata de Léveillé,
dont il est au
moins fort voisin,
mais qui paraît n’être
que saprophyte et
F ig . 3 9 4 . — Pestalozziei Hartig ii.
A , Toitffc de conidies. — B, Conidies gernuint. (D'ainùs
M. von Tnbenf.)
il l’a nommé Pestalo0 a H a rtig ii.
On a constaté des altérations fort semblables de l’axe
au niveau du sol sur de jeunes plants d’arbres feuillus
([) Von Tubeuf, B d t r a e g e Kenntniss d e r Bcmmkrankheiten,
p. 40, tab. V.
tels que Hêtre, Frêne, Érable; il serait intéressant de
rechercher s’ils sont produits aussi par un champignon
parasite.
Du reste, il ne serait pas inutile de prouver encore directement
par des infections artificielles que le Pesta-
lo0 a est bien la cause véritable de la nécrose de l’é-
corce de la tige des jeunes plants d'Épicéa et de Sapin
au niveau du sol, nécrose qui avait d’abord été attribuée
avec doute par Hartig cà la production d’une couche
de verglas.
C o r y n e um B e y e r in c k i i Oud.
Taches des arbres à noyau (i).
S y n . : ■ • État ascophore. Asterida Be y e rinckii Sacc. .— Ascospora
Be yerinckii Vuill.
On voit très fréquemment, au printemps, les jeunes
pousses et les jeunes feuilles des Pêchers et des Cerisiers
se couvrir de taches où le tissu se dessèche et autour
desquelles le parenchyme vert est coloré en rouge
(fig.3g5) .C ’ est par la coloration en rose ou en rouge que
tout d’abord l’invasion du parasite se manifeste. 11 se
forme sur les feuilles, sur les jeunes scions, de petites
taches rouges; elles s’ étendent un peu plus, et bientôt
leur tissu, tué par le parasite, se dessèche et brunit.
L infection se fait de fort bonne heure au printemps,
au moment où les bourgeons commencent à s’épanouir.
Les petites feuilles ne sont silors exposées au dehors que
par leur face dorsale, c’est sur elle seule que les spores
(I) Vuillemin, Szi)- une maladie des Cerisie rs et des P ru n ie r s eu L o rra in e
Journal de botanique, vol. I, p. 3 i 5, W décembre 1887. - Pril iieux B u lletin
des séances de la S o ciété A’'“ d 'a g r icu ltu re . Séance du 9 déctembre I087.
M A LAD IE S D ES l 'L A X T E S . — T . I I . 2 ^