
inférieure des feuilles des conceptacles de Roestelia.
L ’expérience a été souvent répétée depuis avec succès
et la preuve est faite aussi complète que possible de
l ’infection des Poiriers par la Rouille de la Sabine. Le
Gymnosporangium Sabinae ne vient pas seulement du
reste sur le Juniperus Sabina, mais encore sur d’autres
espèces de Genévriers
(Juniperus
O x y c e d r u s, J.
v irgin ian a,J. Phoe-
nicea).
M. Cornu a produit
au Muséum
d’histoire naturelle,
l’apparition
du Roestelia en ensemençant
sur des
Poiriers des spores
de Gymnosporangium
portés par
les Juniperus vir-
giniana, sphoe-
rica, japónica et
diverses variétés
horticoles de Ge-
Fic . 100. — T é l e u t o s p o r e s d e Gymnosporan-
gium Sabinae. nevrier ( i j
J ’ai eu occasion
de voir dans un clos entouré de murs, à Beaune, tous
les poiriers dévastés par le Roestelia, d’une façon tout
à fait insolite et qui était signalée là pour la première
fois, du moins avec une pareille intensité; non
seulement toutes les feuilles, mais les fruits et les
(i) M. Cornu, B ull. Soc. Bot., t, 25, p. 122 (1878).
jeunes rameaux étaient déformés par le parasite, tandis
que les jardins du voisinage étaient presque complètement
épargnés. Dans ce clos ainsi ravagé par la
rouille du Poirier, deux pieds de Genévrier s’étaient au
printemps couverts de fructifications de Gymnosporangium
Sabinae. On les arracha, mais le mal était déjà
produit. Ces Genévriers ne se rapportaient pas au Juni-
perus Sabina, mais à une variété horticole désignée sous
le nom de J . macrocarpa.
M. Plowright a fait connaître l’existence sur le Ju n iperus
Sabina d’un Gymnosporangium autre que le
Gymnosporangium Sabinae, avec lequel on l’a confondu
et qui produit des Roestelia qui diffèrent du Roestelia
cancellata sur le Néflier et les Crataegus. Il l’a nommé
Gymnosporangium confusum. Des expériepces de
M. Fischer ont confirmé ce fait; des Coignassiers en
caisse qui avaient été placés près d’un Juniperus Sabina
chargéde Gymnosporangium, se sont couverts d’uu7?oes-
telia à péridium allongé, cylindrique ou cylindrique-
fusiforme fendu et déchiré, correspondant non au Gymnosporangium
Sabinae, mais au Gymnosporangium con-
fusuni. De nombreuses infections avec cette espèce ont
réussi sur le Coignassier et divers Crataegus, mais non
sur le Sorbus aucuparia, le Pommier et le Poirier en
général. Une fois cependant, l ’infection réussit sur un
Poirier, mais il s’y produisit le Roestelia du Gymnosporangium
confusum et non le Roestelia cancellata (i).
Les téleutospores du Gymnosporangium confusum
ressemblent beaucoup à celles du G. Sabinae, mais elles
ont la cellule supérieure plus arrondie et sont un peu
plus longues. Dans les essais d’infection la durée d’in-
(i) Fischer, sur le Gymnosporangium Sabinae Diks. et le Gymnosporangium
confusum Plowright. — Z e its c lir ift f . Pfan ^ en k ra n kh eiten. 1
p. 193 et 283.