
Les tubercules ne sont pas directement atteints, mais
l’épuisement des organes de la végétation peut réduire
la récolte dans une proportion considérable.
Les taches des feuilles sont à peu près arrondies, mais
un peu anguleuses sur leu r
contour, parce qu’elles soi! t
limitées par les petites nervures.
Quand elles apparaissent,
elles sont légèrement
brunâtres et plus foncées
que le tissu voisin de
la feu ille ; puis elles deviennent
tout à fait brunes, la
place se déprime et se dessèche.
Parfois plusieurs taches
s’unissent pour former
une grande tache d’un
centimètre et même plus
de diamètre.
Sur les anciennes taches
se montrent les spores détachées
de V A lte rnaria,
dont les conidiophores sortent
souvent en touffe à
travers l ’épiderme desséché,
et dont le mycélium
incolore et septé pénètre le
tissu de la feuille.
Fig . 337. — A lte rn a ria Solani.
(D’après M. Sorauer.)
Ges spores en forme de massue sont d’un brun grisâtre
plus ou moins fo n c é , mais l ’extrémité effilée reste
incolore. Avec leur bec effilé, elles ont de 90 à 140 p. de
sprechenden K ran khe it an den deutscher K a rto ffe ln . Z e itsch r. f . Pßanffn-
k ra n k h ,X .Y \ , p. 1896.
long et même plus ; leur largeur est de 1 2 a 164, le plus
souvent de 14 à 16 ,a. L a partie cylindrique de la massue
estdivisée par 7 à 9 cloisons transversales, entre lesquelles
se forment quelques cloisons longitudinales ou obliques.
Dans l ’air humide ou en culture dans un milieu nutritif,
cetff//cr«arm produit des files de conidies naissant
les unes au bout des autres (fig. 337).
Ces spores germent très facilement. M. Sorauer a pu,
en les semant sur les feuilles, produire l ’infection de
Pommes de terre saines. 11 a vu le tube de germination
formé par le prolongement du bec effilé de la spore pénétrer
par les stomates.
En Amérique, une maladie des Pommes de terre qui
paraît fort semblable à celle qu’à observée en Hongrie
M. Sajo, y est désignée sous le nom de « E a r l y Potato
blight ». E lle est produite par un Macrosporium, le
Macrosporium S o la n i EU et Mart.
Ce Macro sp orium S o la n i a été signalé en France
dans la Côte-d’Or par MM. Fautrey et Lambotte (i).
L ’analogie entre les formes M acrosp orium et A lt e r naria
est si grande, et l’identité entre les symptômes
de l’altération produite sur la feuille de la Pomme de
terre en Hongrie et en Amérique si complète, qu’il y a
lieu de supposer qu’il s’agit dans l ’un et l ’autre cas d’une
môme maladie.
Alternaria Bra s sicae 1. nigrescens Peglion.
Grillage des feuilles du Melon.
Cette maladie des Melons, étudiée en Italie par M. Peli)
Espèces nouvelles de la Câte-d’Or. Revue M y c o lo g iq u e ,.¡8ÿ 5 , p. 177,
n»6. i 855.