
au nombre de 3 à 6. Elles mesurent de 40 à 60 h- de
long, sur environ 2 [x de large.
Exiles germent facilement dans l’eau en donnant plusieurs
tubes de germination. MM. Viala et Ravaz s en
sont servis pour produire des infections artificielles de
Mélanose. Six jours après l’ensemencement des spores
sur les feuilles, les taches de Mélanose commençaient à
se montrer aux points infectés, et i 5 à 20 jours plus tard
les pycnides du Septoria ampelina apparaissaient.
Les dommages causés aux Vignes par la Mélanose
ne sont pas considérables. Les feuilles qu elle attaque
pendant la végétation jaunissent parfois en certains
points ou se dessèchent en partie; il est rare quelles
soient entièrement détruites. A la fin de la végétation
elle peut hâter un peu la chute des feuilles; en somme, il
n’en résulte pas d’affaiblissement notable des Vignes.
Beaucoup de plantes cultivées peuvent être attaquées
par diverses espèces de Septoria qui produisent seulement
sur les feuilles de petites taches qui se dessèchent,
sans que la végétation générale ait à supporter de conséquences
appréciables. Parmi les plus communes, on
peut mentionner le Septoria piricola Desm., qui produit
sur les feuilles des Poiriers de petites taches blanchâtres,
rondes, entourées d’unebordurebrune. Sesspores
sont filiformes, triseptées. On admet que la forme ascophore
de ce Septoria est\e Leptosphaeria L iic illa , dont
les périthèces se développent sur les feuilles mortes du
Poirier. On peut encore citer ; les Septoria Citri Pass.
et le Septoria Limoniim sur les Citronniers ; le Septoria
Lactucae qui produit des taches brunes et irrégulières
sur les feuilles des Laitues cultivées ; le Septoria Ly -
copersici Speg. sur la Tomate; le Septoria Cannabis,
sur le Chanvre, etc.
Gloeosporium ampelophagum (de Bary) Sacc.
Anthracnose de la Vigne.
S yn. ; S p h a c e lom a am p e lin um de B a r y .
La maladie de la Vigne qui a reçu de Dunal il ya près
de quarante ans le nom d’Anthracnose existait certainement
depuis bien longtemps en France et sans doute
dans toutes les parties de l’Europe où on cultive la Vigne.
Les vignerons la désignaient par un nom spécial dans
les divers pays. La dénomination d’Anthracnose, choisie
par Dunal est tirée de deux mots grecs anthrax, charbon
et nosos, maladie et correspond au nom de Charbon,
en patois Carbonnat, donné à la maladie par les
vignerons du Midi, parce que les pousses attaquées deviennent
noires comme si elles avaient été brûlées par
le feu. En Allemagne, on l’a nommée de même B rû leur
[Brenner] ou B rû leu r noir [Schwaiffer Brenner).
D’autre part, considérant les taches ulcérées que produit
la maladie sur les feuilles, les sarments et les
grappes, les vignerons italiens et ceux d’autres parties de
l’Allemagne ont nommé l’Anthracnose la variole de
la Vigne ( Vajuolo ; Pocken des Weinstockes). C’est certainement
à tort que l’on a supposé que l’Anthracnose
était une maladie nouvelle importée d’Amérique comme
le Mildiou (dû au Peronospora viticola) et le Black-
Rot (dû au Cuignardia B idw e llii).
Le caractère dominant de la maladie de l’Anthracnose
est bien celui qu’avaient en vue ceux qui l’ont désignée
sous le nom de « variole de la Vigne » : la V igne
atteinte se couvre de taches noirâtres qui deviennent
de petits ulcères et rongent ses tissus. Ces taches