
elles de méats. Les hyphes de la partie interne de l’é-
corce sont plus grosses, ont des parois moins épaisses
et sont moins serrées ; cette portion intérieure du tube
est d’un brun clair. Elle entoure les nombreux filaments
minces à parois assez épaisses peu ramifiées, et rarement
cloisonnés qui s’étendent à l’intérieur du tube cortical
en parcourant la longueur du rhizomorphe, dont ils forment
la partie médullaire. Ces filaments naissent des
F ig . 1 7 0 . — A rm illa ria mellea.
Cotipe longitudinale de la partie extérieure du rhizomorphe
plus fortement grossi.
cellules de la couche interne de l’écorce dont elles sont
des ramifications très déliées et très longues. Le rhizomorphe
s’allonge par son extrémité; la partie terminale
est en forme de'cône; elle est remplie par des cellules
médullaires courtes qui forment un tissu assez lâche.
Quant la partie corticale grandit, ces cellules se dissocient
et forment la couche interne de l ’écorce qui
donne naissance aux fibres déliées de la partie médullaire
du rhizomorphe parvenu à sa taille définitive.
L ’extrémité jeune et en voie de croissance du rhizomorphe
est recouverte d’une couche gélatineuse parcourue
par de nombreux filaments qui sont en continuité
avec les files de cellules qui doivent devenir la
partie corticale externe du rhizomorphe.
Les rhizomorphes que l’on voit courir à la surface
des racines portent souvent çà et là des ramifications
latérales disposées sans
ordre régulier. Ils peuvent
pénétrer dans les
racines. Ils y forment
alors en s’épanouissant
sous l’écorce, des lames
qui à partir du point
par où le cordon est
entré dans la racine,
s’étendent en éventail
dans toutes les directions
(tig. 173). Cette
lame peu colorée, lobée
sur les bords, rappelle
encore la s t r u c tu r e
des rhizomorphes extérieurs.
Ony trouve une
écorce bien plus mince,
peu ou même point colorée
, entourant une
F ig . 1 7 1 . — A rm illa r ia mellea.
Coupe transTOrsele do I» partie extérieure d’ uu rM-
zomorphe au mémo grossissement guo l a fig. lïO .
partie médullaire. Cette
écorce, ordinairement
réduite à deux ou trois couches de cellules, forme une
mince peau qui adhère fortement au bois et au liber.
Elle y est si intimement soudée que quand on détaché
l’écorce de l’arbre, 011 déchire presque toujours le
rhizomorphe par la moitié, de telle façon que c’est sa
partie médullaire d’un blanc pur qui apparaît tant sur
l’écorce que sur la surface dépouillée du bois. Ces sortes
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