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qui apparaissent çà et là au voisinage des points où sc
trouvent des colonies de Bacilles. Ces enroulements de
fibres ligneuses sont tout à fait analogues aux madrures
des bourrelets qui se produisent sur le bord des plaies
des arbres et aussi dans le plancher ligneux qui ferme
la moelle dans certaines
boutures.
D’autre part, au
contact du bois du
rameau, dans la partie
profonde de la
tumeur se produit
une formation ligneuse
qui reposant
sur le bois normal
de la branche s’épanouit
en gerbe dans
l’intérieur de la tumeur
et forme des
lobes qui par places
vont rejoindre les
nodules ligneux.
Autour du coeur
mort de la tumeur
les bords qui ont
'iG . i 3 . — T i s s u d e l a t u m e u r c o r r o d é p a r
LES lÎA CIL LES SUR L E BORD d’u NE LACUNE.
encore une vie fort active prennent pendant quelque
temps un très grand accroissement, mais ils sont eux-
mêmes envahis par des colonies de Bacilles et se développent
d’une manière fort inégale, se contournent, se
crevassent, se divisent en lobes et finalement.se dessèchent.
Le dessèchement de la tumeur entraîne la mort au
moins du côté du rameau sur lequel elle s’est développée
et en général de la portion qui est au delà. La végél
talion des oliviçrs dont les branches sont couvertes d’un
grand nombre de ces tumeurs devient de plus en plus
languissante et ils ne donnent presque plus de récolte.
M. Savastano qui a fait une étude toute spéciale de la
production de ces tumeurs de l’Olivier que l’on désigne
en Italie sous le nom de Rogna a tenté d’inoculer la
maladie à des pieds sains et il assure avoir pleinement
réussi. Les jeunes pieds sur lesquels porta l’expérience
avaient été élevés en pot; ils furent piqués avec une fine
aiguille jusque dans le liber, puis avec une seconde aiguille
plongée dans une culture du Bacille provenant
d’une tumeur on introduisait un peu du liquide chargé
de Bacilles dans la piqûre. Quatorze inoculations furent
faites sur 3 plantes, 12 produisirent des tubercules tout à
fait semblables à ceux qui se forment ordinairement.
Tumeurs bactériennes du Pin d’Alep.
Des tubercules ligneux fort analogues à ceux de l’Olivier
ont été observés, sur le Pin d’Alep dans le midi de
la b rance, dans les Alpes-Maritimes et aux environs de
Toulon. Là, un peuplement de 12 hectares était menacé
de destruction par cette maladie. Les Pins chargés de
tumeurs présentaient l’aspect le plus dépérissant.
Les tubercules ligneux du Pin d’Alep sont plus gros
que ceux de l’Olivier, ils atteignent parfois la grosseur
d’un oeuf de poule (fig. 14). Lisses au début ils se crevassent
à la fin, moins cependant que ceux de l’Olivier.
Ces tumeurs ligneuses du Pin d’Alep ont une structure
tout à fait comparable à celle des tumeurs de l’Olivier;
elles sont creusées de même de hicuncs ramifiées
produites par des colonies du Bacille que
M A LA D IE S DES P L A N T E S . 3