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jardins : le Chardon [Cirsiinn arvciisc), le Laiteron
(Sonchns oleráceas), la Lampsane [Lampsana coinmu-
lus), le Senecon des oiseaux [Senecio viilgaris).
Córame les autres PeroHO.vporír, \e Peronospora gan-
g lijo n n is & deux sones de corps reproducteurs : lesconi-
dies qui germent surles feuilles aussitôt après qu’elles se
sont détachées des conidiophores, et des oeufs qui sc forment
à la façon ordinaire dans l ’intérieur des feuilles
mourantes et qui sont des spores dormantes, ne germant
qu’après une période de repos. C’est à elles qu’est due la
réapparition du parasite dans les nouvelles cultures
après un intervalle plus ou moins long.
M. Cornu, qui a fait du Meunier des Laitues une étude
spéciale (t) n’a jamais vu ces oe-ufs se développer sur les
Laitues bien qu’ils se forment en abondance sur des
plantes qui poussent spontanément en grande quantité
dans les jardins maraîchers et tout particdlièrement sur le
Seneçon des oiseaux; mais depuis, M. Mangin, les a observés
dans les salades sur les jeunes plantes qui se flétrissent
succombant à lamaladie. Il y a trouvé les oeufs
en grande quantité et à divers états de développement
dans les feuilles qui ont pris une teinte brune et sont
en grande partie desséchées et à leur base (2).
Ces oeufs sont globuleux d’un jaune brun; leur enveloppe
est légèrement rugueuse.
On a conseillé, pour diminuer les chances d’extension
de la maladie dans les cultures de salade d’enlever et de
détruire avec soin toutes les plantes attaquées, ainsi que
toutes les mauvaises herbes qui peuvent être envahies
(1) Cornu, L e Meunier des laitues dans : Observations sur le P/iylloxéra
et les maladies p a ra s ita ir e s de la v ig n e p a r les délégués de l'Académie,
Paris 1881 .
(2) NUngin, B ulletin de la Société botanique de F ra n c e , t. X X X V I I , séance
du 12 décembre 1890.
par le Peronospora g anglifonnis. Les débris des feuilles
malades des plantes arrachées qui peuvent contenir des
spores dormanies ne seront jamais jetés au fumier et ne
devront pas servir à faire des terreaux; ils pourraient
infecter les cultures. Au repiquage on veillera à enlcvcr
les feuilles fanées que le Peronospora aura atteintes et
on cultivera les plantes dans un terrain neuf n’ayant
jamais servi à la culture des Laitues (t). Toutes ces précautions
ne sont certainement pas à négliger, mais on
aurait bien plus d’action pour entraver la multiplication
iü Peronospora sur les Laitues s’il était avéré que le traitement
des jeunes plants par des sels de cuivre peut sans
altérer les feuilles qui sont extrêmement délicates empêcher
la germination des conidies à leur surface dans le
milieu humide et chaud où elles se développent.
Malheureusement jusqu’ici les résultats des essais de
traitement tentés sur les jeunes laitues n’ont pas répondu
à l’espoir que l’on avait formé, soit que les tubes de germination
cles conidies soient plus difficiles à tuer que les
zoospores, soit pour toute autre cause les pieds traités
ont continué de se couvrir de Meunier dans le milieu
extraordinairement favorable à la maladie où sont placées
les salades forcées.
C’est l’abaissement de la température qui fournit aux
maraîchers le meilleur remède contre le Meunier. Bien
souvent la maladie commence à se montrer et se développe
avec intensité sur les jeunes plants au commencement
de février quand la température devient douce
puis s’arrête tout à coup quand le temps redevient
froid. Le Peronospora gangliformis est extrêmement
sensible à l’abaissement de la température et quand
la gelée se forme toutes les nuits sur les châssis et les
(i) Cornu, loc. cit.
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