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tion du parasite est alors assurée seulement par les sclérotes
qui lui permettent de traverser sans dommage une
période qui sans cela serait mortelle pour lui.
M. Hartig a reconnu que la Rhizoctone du Chêne
produit des fructifications de deux sortes, des filaments
fructifères portant des conidies et des périthèces as-
cosporcs.
F i g . 2 7 1 . — R osellinia quercina,
P é r i th è c e s f o rm é s d a n s le m y c é liu m c o u v r a n t
l e aol. (D ’a p r è s M. H. ir a r tig '.)
Les conidiophores sont des filaments assez semblables
à ceux du mycélium, mais qui, au lieu de ramper à la
surface du sol, se redressent et portent dans leur partie
supérieure plusieurs verticilles de courts rameaux fructifères.
Ces rameaux produisent à leur extrémité des conidies
simples, incolores, courtement cylindriques, qui
se détachent très facilement (fig. 270) ; chaque rameau
en produit plusieurs.
Les périthèces du Rosellinia quercina se forment
dans les lacis de filaments de la Rhizoctone qui couvrent
le sol (fig. 271) ou les racines et la base de la tige des
plants de Chêne, d’une sorte de peau feutrée d’un gns
sale et d’une épaisseur de i à 2 millimètres (fig. 272).
Ce sont de petits corps globuleux noirs présentant à
leur sommet une petite saillie correspondant au point
où ils sont ouverts. Leur
paroi est dure et friable
(fig. 273, A).
A l’intérieur se trouvent
des asques entremêlés
de très longues paraphyses
septées, à parois
minces, qui atteignent
plus du double de la longueur
des asques. Les paraphyses
se forment avant
les asques; elles remplissent
déjà l’intérieur
du périthèce quand les
asques apparaissent entre
elles (fig. 273, B).
Ces asques, d’abord cylindriques,
puis un peu
renflés en massue, sont
remplis d’un liquide finement
granuleux, où
bientôt se forment les spores
au nombre de huit
parasque. Ellessôntpointues
F i g . 2 7 2 . — Rosellinia quercina.
P é r ith è c e s f o rm é s d a n s le m y c é liu m (lUC rccou-vTO
l e b a s d 'u i ic t ig e d ’u n r e v ê tem e n t f lo c o n n e u x .
(D ’a p rè s M. R . H a r t ig . )
aux deux extrémités en forme de fuseau très court,
très faiblement courbé. Normalement elles sont disposées
dans l’asque en une seule série, mais bien souvent
elles s’amassent plusieurs l ’une contre l’autre, a la meme
hauteur, vers l’extrémité de l’asque. Quand elles sont
parvenues à maturité, ces spores sont d’un brun très