
grande facilité et il faut beaucoup de précaution, poulies
observer attachées à leur support. ^
Quand on place une silique tachée à l’humidite sous
un verre, les spores produisent à leur extrémité des
s p o r e s nouvelles sans se détacher et on en trouve des hles
de 4 à 5, dans lesquelles chaque spore est fixee par sa
A Forme uonnfile <
F ig . 338. — Polydesmus exitiosus.
spores. - B, Formation de iiouveUcs spores à l ’extrémité desancicimes. -
C, Spores germant (D'après M. Kühn.)
partie renflée à l’extrémité effilée de la spore précédente,
comme dans la fig. 338.
La forme et la taille de ces spores sont fort variables;
on en trouve de plus petites que dans le type ordinaire
qui sont plus renflées avec une pointe plus courte et
qui forment des files encore plus lo u p e s . 11 en est qui
présentent de petites cloisons longitudinales comme
dans le type Alternaria.
Ces spores germent facilement dans l’ eau sur le porte-
objet du microscope. Chacune de leurs cellules peut
produire un tube de germination qui s’allonge, se cloisonne
et se ramifie. Leur croissance est, d’après M. Kühn,
plus rapide au jour que pendant la nuit.
Quand les spores germent cà la surface d’une silique
d’une feuille ou d’une tige de Colza, les filaments de germination
rampent cà la surface de l’épiderme et, quand
ils ipicontrent un stomate, s’y enfoncent. Les cellules
de 1 épiderme brunissent autour du stomate par où a
pénétré le filament de germination du parasite. A l’in-
tei-ieur du parenchyme il se ramifie et devient un mycélmm
dont les branches traversent les tissus en pénétrant
dans les cellules qu’elles tuent. Au-dessous de l ’épi-
dei-me, les h y ^ e s sont plus larges, les cloisons y sont
plus rapprochées, elles se ramifient beaucoup et forment
une couche de stroma d’où partent les conidiophores
qui percent l’épiderme et se dressent perpendiculairement
à sa surface.
L ’ensemencement des spores de Polydesmus e x itiosus
fait par M. Kühn sur des siliques de Colza placées
dans un milieu humide y a fait apparaître très
rapidement des taches noires qui se sont couvertes de
nouvelles spores au bout de trois jours et demi.
Les taches noires portent en automme en hiver et au
printemps des pycnides qui ont été riipportées par
M. Kühn au.Depa^ea Brassicae. 11 les considère comme
une forme de fructification du Polydesmus exitiosus;
car, dans ses expériences, il a vu apparaître surles taches
produites par l ’ensemencement des spores de Polyde.s-
miis des pycnides de Depa;{ea.
Sous ce nom provisoire de Depaçea, on désigne de
petites pycnides dont les spores ne sont pas connues.
Selon M. Fuckel, la torme à périthèces de ce même
champignon serait un Leptospliaeria, le Leptosphaeria
Napi Sacc. que l’on trouve au printemps sur les tiges
sèches du Brassica Napiis.