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ceux qui ont été décrits pour VHypomyces ochraceus
par Tulasne.
Les champignons envahis par ce Veriicillium languissaient,
leur croissance se ralentissait beaucoup ou
s’arrêtait, au point qu’on les voyait rarement atteindre
plus de 3 centimètres de hauteur. Cette description
répond mal à celle des moles des environs de Paris. 11
est probable qu’il s’agit de deux maladies différentes
produites par des champignons de même genre, mais
non de même espèce.
Les cultivateurs de Champignons ont autour de Paris
la déplorable habitude de laisser pourrir sur le sol
des galeries les moles qu’ils enlèvent des couches. Ces
moles sont couvertes d’une quantité incalculable de
spores de Veriicillium et de Mycogone. 11 est bien évident
qu’en agissant ainsi on contribue puissamment à
propager le dangereux parasite. On pourrait certainement
diminuer considérablement les chances d’infection
des jeunes Champignons encore sains en recueillant avec
précaution les moles dès qu’on en découvre sur la couche
et en les portant hors des galeries pour les détruire,
soit en les brûlant, soit en les enfouissant simplement
dans le sol.
Quand les galeries sont extrêmement infectées, la culture
du Champignon y devient impossible et on les
abandonne pendant plusieurs années. MM. Costantin et
Dufour(i) ont proposé deles désinfecter soit en y brûlant
de la fleur de soufre, soit en y pulvérisant des solutions
antiseptiques énergiques comme des solutions de lysol.
(i) Costantin et Dufour, Recherches su r la destruction du champignon
p a ra s it e p roduisant la Mole, maladie du Champignon de couche. {Bull, de la
Soc. botan., séance du i i mars 1892.)
S p h æ r o d e rm a d am n o sum Sacc.
Maladie du Blé de Sardaigne (i).
MM. Saccardo et Berlèse ont étudié récemment une
maladie du Froment jusqu’alors inconnue et qui a été signalée
en Sardaigne par M. Santé Cettolini, directeur de
Fècole de viticulture de Cagliari. Ils ont reconnu qu’elle
est due à un champignon parasite assez voisin des
H y p om y c e s , à un Sphaeroderma woviNe&u, qui a été
nommé par M. Saccardo Sphaero derma damnosum, à
cause des dégâts qu’il a causés.
Les pieds de Blé attaqués n’atteignent pas la taille normale;
ils sont sensiblement plus grêles que les pieds
sains, les épis qu’ils portent restent courts et mûrissent
mal; le plus souvent les épis sont tout à fait vides, le
grain ne s’y forme pas et la récolte est nulle.
A la base des chaumes malades se montrent des productions
raycéliennes plus ou moins développées qui
laissent à leur place des taches diffuses brunâtres, particulièrement
visibles aux noeuds inférieurs.
Entre les gaines et la tige s’étend une lame feutrée,
blanche, plus ou moins épaisse, parfois réduite à un lacis
délicat de filaments lâchement entrecroisés et sur
laquelle se forment assez fréquemment de très petits
corps arrondis de couleur brune qui sont des périthèces.
On voit au microscope que leur ostiole très peu saillant
porte une touffe de poils incolores, raides, dressés et lé gèrement
divergents.
Le tissu de ces périthèces est mou et celluleux, peu
serré ; ils sont d’un jaune doré.
A l’intérieur de ces périthèces sont contenus des asques
(I) Saccardo e Berlèse, Una nuova Malattia del Frumento. Rivista d i P a to
lo g ia vege ta le , anno IV , i 8g 5.
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