
F ig . 3 4 2 . — Pleospora albicans.
A, Pirith ico (faiblement grossi). - P . Asgue jonno ot paraphysos (plus grossi). - C. Asguo oouto-
nant clcs spores mûres (plus grossi). ■— D, Spores isolées (très grossies).
Sph a e re lla Tulasne i Jancz.
Noir des Céréales.
S y n . — Forme conidienne : Cladosporium herbarum.
Souvent on voit les Céréoiles maladives se couvrir,
quand le temps est humide, détachés noires formées de
touffes de conidiophores bruns portant des spores ovoï-
des-oblongues, olivâtres, simples ou divisées transversalement
par un petit nombre de cloisons. C’est une des
formes fort nombreuses du Cladosporium herbarum, le
Cladosporium fa sc icu la re.
Ce Cladosporium se montre très communément sur
les parties mortes de plantes fort diverses et il y vit certainement
le plus souvent en saprophyte. Mais dans des
conditions spéciales, lorsque une température humide
favorise sa végétation et que peut-être aussi les plantes sur
lesquelles germent ses spores présentent moins de résistance
à l’invasion, il peut pénétrer dans les tissus v ivants
et s’y développer en parasite.
Il est fort difficile de déterminer par l’observation des
plantes que couvre le Cladosporium herbarum à quelle
autre forme plus parfaite on doit le rapporter; et, dans
le cas, fréquent d’ailleurs, où divers périthèces ou pycnides
se forment auprès sur les végétaux morts, il n’est
pas toujours possible d’affirmer qu’ils aient avec cette
forme Cladosporium des relations essentielles. Tulasne
pensait qu’il est avec VAlternaria tenuis et le Macrosporium
commune l’une des formes à conidies du Pleospora
herbarum. Il est certain que très communément
ces trois formes se trouvent associées sur les parties
mortes des plantes qu’elles couvrent d’un velouté olive
foncé, mais des essais de culture pure dans des milieux
nutritifs stérilisés n’ont pas confirmé cette manière de
voir. Par cette méthode, la seule certaine pour les résultats
positifs qu’elle fournit, M. Janczewski a établi,
au moins pour le Cladosporium herbarum qui se développe
sur les céréales, qu’il a pour forme ascophore
un Sphaerella auquel il a donné le nom de Sphaerella
Tulasnei. Et il n’a pas constaté dans les conditions de
son expérience la production d’une autre forme conidienne
ni de pycnides.
Le Noir des Céréales peut causer d’assez grands dommages.
Quand, après une période de sécheresse, les pluies
sont fréquentes, au mois de juin, on voit les Blés et les
céréales de mars jaunir et prendre l’apparence la plus
chétive. Les feuilles se dessèchent et prennent une teinte
grisâtre en se couvrant de points noirs qui sont des faisceaux
de conidiophores du Cladosporium herbarum;
bien des pieds meurent sans produire d’épis.