
sodés et infiltrés par les hyphes de la Rhizoctone. Le
cambium et le liber mou formés de cellules à parois
minces sont vite corrodés par les sécrétions du mycélium
et disparaissent bientôt entièrement. Elles sont
remplacées par un pseudoparenchyme assez analogue
par sa structure au stroma noirâtre extérieur, mais alors
d’une couleur plus claire et qui peut être comparé aux
sclérotes intra-corticaux du Rosellinia quercina.
Le bois à son tour est envahi, les rayons médullaires
particulièrement; les filaments mycéliens, d’abord hyalins
et très ténus, brunissent et épaississent leur paroi
quand les tissus où ils ont pénétré sont.morts et altérés.
Après que le mycélium a formé sur la racine dont
il corrode les tissus une croûte noirâtre, la végétation
du parasite semble cesser complètement, puis après une
période d’arrêt qui peut être courte, si l’humidité est
persistante, la couche de stroma noirâtre recommence
à végéter. Elle se couvre d’un fin velouté de couleur
olivàtre formant de petites niasses rapprochées, légèrement
proéminentes, qui ne tardent pas à se rejoindre et
à se confondre.
Au bout de quelque temps, ce velouté prend une
nuance gris clair. Si on le touche alors du doigt, il y
dépose une poussière grise qui est formée par les conidies
du Rosellinia aquila. Le velouté est dû à des touffes
serrées, des filaments ramifiés qui portent les conidies
sur leurs dernières ramifications (fig. 274).
Les conidiophores du Rosellinia aquila diffèrent assez
notablement de ceux du Rosellinia quercina, où les rii-
meaux fructifères sont courts et naissent par verticille.
Ce sont des filaments bruns, cloisonnés, qui se ramifient
en se bifurquant ou se trifurquant à angle aigu un
grand nombre de fois. Les branches sont d’une teinte
de plus en plus claire à mesure qu’elles sc ramifient;
les dernières ramules sont à peu près incolores; elles
sont un peu sinueuses et portent un très grand nombre
F i g . 2 7 4 . — R osellinia aquila.
A, M y c é lium e t a v h rc c o u id io p h o r c . — B, H am c tiu c o u itiio p h o r c p in s g ro ssi.
de fines aspérités qui servent de point d’attache aux conidies
qui sont ovoïdes, très faiblement colorées, et ont
M A L A D IE S D E S P L A N T E S . — T . U . Q
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