
avec le miélat que l’on voit si souvent sur les plantes
dont les feuilles sont attaquées par les pucerons. 11 n’est
pas, non plus, comme l ’a supposé Bonorden, sécrété par
F i g . 2 5 i . — E r g o t d u S e i g l e , f o rm e Sphacelia.
. y Jeune pietil du Seigle attaqué par le champignon de l'Ergot, sons la forme Sphacelia. - 1!
, Coupe transrersale do ee pistil nn poupins grossie. - 0 P.artie de la figure E , il nn très fort
grossissement. (D après Tulasne.)
les nectaires de la fleur du Seigle surexcités par l ’irritation
causée par l ’invasion du parasite, ni sécrété comme l’a
pensé Meyen, par la paroi du jeune pistil, mais bien par
les filaments mêmes du mycélium du parasite qui occupe
le fond de la fleur.
La sécrétion du liquide augmente en même temps
que le tissu de la Sphacélie se développe et ce n’est que
quand elle a atteint toute sa croissance qu’au moment
où la formation de l’Ergot proprement dit, c’ est-à-dire
du sclérote commence, que l’écoulement tant. Le tissu
de la Sphacélie se flétrit alors, se ratatine et se dessèche.
La sécrétion du miélat du Seigle paraît assez comparable
aux pleurs du Merulius lacrymans et au liquide
que produit en quantité le mycélium du sclerotiorum
qui envahit si rapidement et détruit en quelques
jours les Carottes et les autres racines que l’on conserve
en cave pendant l’hiver, quand il commence à y former
des sclérotes. Ces sclérotes naissants sont couverts de
gouttelettes brillantes. La matière ainsi sécretée par le
mycélium sert à corroder et à désorganiser les tissus des
racines dans lesquelles il se propage avec une rapidité
effrayante. Le rôle du liquide sécrété par la Sphacelie
de l’Ergot est tout autre, il sert au transport et à la dissémination
de ses conidies. La sécrétion du liquide visqueux
par les hyphes correspond à la production des
conidies. Les premières gouttes seules sont claires et ne
contiennent que peu de conidies, bientôt tout le suc sécrété
en est tellement rempli qu’il est nécessaire de 1 e-
rendre d’eau pour pouvoir les y distinguer. Ce^mielat
se dissout très bien dans l’eau quand il vient d’ etre excrété
et on obtient une liqueur opaline qui, au bout de
24 heures, présente une quantité de conidies commençant
à germer.
M. Kühn ( t ) a étudié la germination de ces petits
corps. Dans l’eau ou à l’air humide, elle commence
déjà à se manifester au bout de 6 heures. Les conidies
(I) Ju liu s K ü h n , Mittheilungen aus dem ph ysio lo g . 0 0 0 ) 0 0 0
suchstat. des landwirthschaftl. Instituts d e r Universität Halle, Heft I, H a lle ,
i 863.
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