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a été signalé aussi, paraîi-il, dans l’intérieur de l’île sur
rOrge et sur l’Avoine.
Nectria.
Chancres cl nécroses des arbres.
Le genre Nectria comprend des champignons saprophytes
et parasites des arbres, qui ont des formes diverses
de fructifications, mais dont les périthèces de couleur
claire, ordinairement rouge naissent en grand
nombre à la surface des parties mortes des branches, sur
un stroma en forme de coussinet ou de mamelon émergeant
au travers de l’ccorce crevassée.
Avant la formation des périthèces, le stroma se couvre
de conidies qui forment à sa surface un revêtement pulvérulent,
le plus souvent blanchâtre ou rosé. Cette
forme conidienne des Nectria a été rapportée au genre
Tubcrciilaria.
Nectria ditissima Tul.
Chancre du Poirier, du Pommier, du Hêtre, etc.
SvN : État conidien. 7'ubercularia crassostipitata Euck. — Tubercu-
laria minorlÀnk\ sec. Tulasne.
Les chancres qui rongent les branches des Pommiers
et des Poiriers causent parfois dans les jardins fruitiers
de très grands dommages. Les arboriculteurs considèrent
à juste titre le Chancre comme l’une des plus fréquentes
et des plus redoutables maladies des arbres
fruitiers.
On a beaucoup discuté sur la cause des chancres, et
de celui du Pommier en particulier. 11 y en a certainement
de plusieurs sortes. Le Puceron lanigère produit
des chancres qui endommagent fort los pommiers; on
peut les reconnaître aisément au duvet blanc dont sont
couverts les insectes qui s’y abritent. Il en est d’autres
dont on peut attribuer l’origine au gel, mais dans la
plupart des cas, c’est le Nectria ditissima qui en est la
cause immédiate.
Les chancres sont des plaies de l'écorce qui ne se
cicatrisent pas. Dans le milieu, les tissus y sont morts
et desséches; sur les bords, il se forme bien des bourrelets
de cicatrice, mais ils sont rongés et détruits successivement
et le chancre s’étend toujours.
Dans les chancres dus au Nectria ditissima, on voit
sur leurs bords souvent en quantité considérable, de très
petits points d’un rouge corail qui sont les périthèces
du parasite.
On a longtemps considéré le Nectria ditissima comme
un saprophyte inoffensif, vivant sur le bois mort et se
montrant sur les écorces tuées d’une façon quelconque,
et non comme un véritable parasite pénétrant dans les
tissus encore vivants, les tuant et produisant ainsi les
chancres. La question a été tranchée directement par
l’expérience faite par M. Goethe qui, en semant des spores
de Nectria ditissima sur une plaie faite dans l’écorce
de Pommiers, de Poiriers et de Hêtres, a fait naître des
chancres sur les places ainsi artificiellement infectées
(i).
Le premier phénomène qui traduit extérieurement le
commencement de la formation d’un chancre est 1 altération
de l’écorce qui sur le point infecté se déprime,
brunit et meurt. La place ainsi tuée grandit en s’étendant
sur les bords, surtout dans le sens de la longueur
(i) Goethe, Weitere Mitlh cihmg en über den Krebs d e r Apfelbaeüme.
Denische Garten-Monatschrift hera iisgegeb ., von D ' liolle , 1888. h e ll 2.
p. 76 et s.