
par une extrémité et pointues par l ’autre. Elles présentent
sur le côté une petite tache sur le bord de laquelle
se dresse un cil très fin animé de mouvements rapides ci
qui est l ’organe moteur de la zoospore. Pour le bien distinguer,
il convient de recourir à l’emploi de l’eau iodé
qui l’immobilise et le colore en jaune.
La zoospore se meut en tournant autour de son axe tout
en avançant; ses mouvements durent un quart d’heur^
ou vingt minutes ; puis elle s’arrête, s’arrondit, perd son
cil vibratile, s’entoure d’une membrane et commence i
germer en produisant un tube de germination qui peut
pénétrer dans une jeune plante nourricière et s’y développer
en un mycélium.
Ainsi, dans l’eau, la conidie forme une sorte de conidie
secondaire dans laquelle le plasma s’organise en zoospores
et qui peut par conséquent être considérée comme
un sporange.
Il ne se forme jamais de sporanges ni de zoospores que
dans l’eau et non dans l’intérieur des tissus delà plante
envahie par le Pythium. Dans un champ où les plants
de Gaméline sont attaques par le Pythium, il ne s’en produit
que quand de l’eau mouille le bas des tiges : quelques
rameaux du mycélium sortent alors de la plante et
produisent des sporanges. Dans l ’intérieur des tissus les
cellules globuleuses restent à l’état de conidies capables
de produire directement un tube de germination, à moins
qu’elles ne prennent le caractère de cellule femelle destinée
à subir une véritable fécondation. Dans ce cas on
donne à la cellule globuleuse le nomToogone.
Pareil à l’origine à la conidie, l ’oogone du Pythium
(fig. 27, A, o,) est rempli d’un protoplasma riche en globules
de graisse. Peu après le moment où la cellule arrondie
s’est isolée de son support par une cloison, on
voit la portion granuleuse du plasma se condenser vers le
milieu de l’oogone et y former une boule nettement
limitée que l’on nomme Voosphère. L ’espace qui reste
entre la surface de l’oosphère et la paroi de l’oogone est
rempli par la partie hyaline du plasma, le périplasma.
(fig. 27 B.) _
Au moment où ces modifications vont commencer a se
produiredansl’oogone,
l’extrémité d’un petit
rameau du mycélium
vient rencontrer l’oogone,
et s’applique sur
lui. C’est l’organe fécondateur,
l’iOTi/térztûe
( fig .2 7A ,a ,) .L ’anthé-
ridie, comme l’oogone,
est une cellule formée
par l’isolement de la
partie terminale d’une
ramification du mycélium
(fig. 27 B. a.), le
plus souvent d’une ramification
du tube
même qui produit l’oogone.
Elle ne se gonfle
Fiü . 27. — Pythium de Baryanum.
A. Un oogone 0 se forme à l ’extrémité d’ un filament
du mycélium; un rameau a vient se mettre en contact
avec lui. — 13. L ’ extrémité du rameau a devenue
anthéridic envoie un petit prolongement à travers la
paroi de l ’oogone o dans l ’intérieur duquel le plasma
pas en boule comme
l’oogone, mais reste à
a formé l ’oosplière. — C. L ’oosphère fécondée
par l ’anthéridie a est enveloppée d’une coque.
peu près cylindrique et
( D ’ aitrès M. lie s s e .)
est seulement un peu
courbée du côté par où elle s’applique sur la membrane
de l’oogone. Son intérieur est rempli d’un plasma dense
mais moins granuleux que celui de 1 oogone.
Au point où le contact se produit entre l’anthéridie et
l’oogone, l’adhérence des parois de l’une et de l’autre
devient complète.
i # ’
■tiîf''' ■ . jL
. • U' !•; x m r