
plante que l’on traite, si délicates que soient scs feuilles,
très coulante dans le pulvérisateur et qui forme un dépôt
e X t r ê m e m e n t a d h é r e n t.
Les essais de traitement faits avec la bouillie au
saccharate de cuivre ont donné des résultats excellents.
Pour obtenir la formation du saccharate de cuivre, on
doit d’abord combiner le sucre à la chaux et former un
saccharate de chaux qui ensuite, en présence du sulfate
de cuivre produit du sulfate de chaux insoluble et du
saccharate de cuivre soluble. 11 est indispensable de
maintenir un excès de chaux dans le mélange des deux
éléments, afin que la liqueur reste basique.
On opère de la façon suivante : on délaye dans 80
litres d’eau, après l’avoir éteinte, 2 kilos de chaux pesée
vive. On y ajoute 2 kilos de mélasse délayée dans 10
litres d’eau, en remuant vivement; et enfin on y verse une
solution de 2 kilos de sulfate de cuivre dans 10 litres
d’eau. On obtient ainsi 100 litres d’une bouillie légère
qui dépose lentement et n’encombre pas les pulvérisateurs.
Verdet gris. — Le vcrdet est de l’acétate biba-
sique de cuivre que l’on a proposé d’employer en solation
dans l ’eau pour combattre le Mildiou. Il ne cause
jamais de brûlure aux feuilles, adhère bien à leur sur-
lacc. Employé à raison de 2 kilos par hectolitre d’eau, il
a produit de très bons effets et il est probable que si le
prix de cette substance ne s’élève pas, elle sera à l ’avenir
beaucoup plus employée (¡u’elle ne l’a été jusqu’ici.
Adhérence des bouillies aux feuilles. — Il
était intéressant de comparer entre elles les diverses
bouillies employées pour protéger les feuilles, au point
de vue de leur adhérence à l’épidcrme et de leur résistance
à 1 action des pluies. On sait en effet que bien
souvent une forte pluie survenue après un traitement à
la bouillie bordelaise en amoindrit beaucoup les effets.
M. Aimé Girard (i) a fait à ce sujet une intéressante
expérience en soumettant à des pluies artilidelles d’une
intensité et d’une durée calculée des feuilles de Pomme
de terre traitées par diverses compositions cuivriques
et déterminant la quantité de cuivre qu’elles perdaient
ainsi par le lavage.
Les pertes exprimées en centièmes de cuivre déposé
sur les feuilles par le traitement ont été les suivantes ;
r iu io d’orage Eorto pluie Pliiio douce
Bouillie b o rd e l a i s e à 1 % ....................
Bouillie b o u r gu i ; ;n o n n c ( cu p r o - s o -
dique).............................................................
Bouillie l 'c r r e t a u s a c c h a r a t e de
cuivre .............................................................
Vcrdet.................................................................
do
2'i iiünutos.
do
(î hoitros.
On voit combien est grande à ce point de vue la supériorité
de la bouillie au saccharate de cuivre. Elle résiste
à l’action des pluies d’une façon tout à fait inattendue.
Poudres cupriques. — Dès les premières armées
où on employa le sulfate de cuivre pour combattre le
Mildiou, on a pensé à substituer aux dissolutions, ou
aux bouillies liquides, des poudres contenant une certaine
quantité du sel de cuivre, et comme les vignerons
avaient déjà l’habitude de répandre à l ’aide d'un soul-
flet la fleur de soufre dans les vignes pour combattre
rOïdium, ou a seulement ajouté du sulfate de cuivre
pulvérisé au soufre en vue de combattre à la fois par un
même traitement le Mildiou et l’Oïdium, ou bien.on a
(i) Aimé Girard, Comptes rendus de l'Acad. des S c ., février 1892.
de
21 heures.
5 0 , 9 34,-5 I 3 ,2
■ 9>7 1.5 ,9 ■ 7 î 7
1 1 , 2 0 0
11,2 10,2